Une commission à la légitimité contestée
Par deux correspondances successives datées des 19 et 23 mars 2026, Christian Gabin Nzogho Mintsa a fustigé les conditions d’organisation du renouvellement du Comité exécutif (COMEX). Le candidat soutient que cette commission a été « instituée par un organe dont la régularité est à ce jour contestée », ce qui entache directement sa propre « légitimité et sa légalité ».
S’adressant au président de ladite commission, il s’interroge avec insistance sur le retard accusé pour la convocation de ce congrès électif. Il dénonce une opacité structurelle, demandant pourquoi les critères d’éligibilité n’ont pas été « clairement rendus publics à temps » et pourquoi les textes fondamentaux — Statuts, règlement intérieur et codes éthiques — sont « difficilement accessibles ». Selon lui, ces zones d’ombre laissent « craindre un possible passage en force ».
Rupture de confidentialité : « Sur qui peut-on compter ? »
Au-delà des questions de pure forme, c’est la probité des membres de la commission qui est visée. Nzogho Mintsa exprime une « désormais méfiance » et dénonce « un manque de réserve » ainsi qu’une « absence de confidentialité ». Il qualifie la situation d’injustice flagrante, d’autant plus que la commission est dirigée par des « juristes qualifiés ».
Pour preuve, il fustige la parution d’un article de presse qualifiant sa candidature de « pétard mouillé » et son dossier de « vide et sans consistance ». Cette publication est apparue avant même la fin de l’examen officiel des dossiers. Amer, il s’interroge : « Comment comprendre qu’au regard du chronogramme établi […] la presse soit déjà à même de produire de tels articles sur un candidat ? ». Il conclut sur ce point par une question de fond : « Sur qui finalement, on pourrait compter dans ce genre de situation ? ».
Le débat sur l’existence juridique de la fédération
L’offensive de l’opposant s’appuie également sur un rappel des lois de la République. Il souligne que la Fegafoot est régie par la loi 35/62 relative aux associations et par divers décrets règlementant la reconnaissance d’utilité publique. Or, il affirme tenir de la « source la plus autorisée » que la fédération figure parmi les dix-neuf instances en « situation irrégulière vis-à-vis de la législation nationale ».
Si la Commission juridique de la fédération a tenté de rassurer dans les colonnes du quotidien L’Union en affirmant disposer de son « récépissé définitif du ministère de l’Intérieur », elle admet néanmoins que son agrément technique est en cours de renouvellement. Pour le camp Nzogho Mintsa, cette fragilité administrative, couplée aux manquements éthiques, impose une clarification immédiate pour garantir la « crédibilité, la transparence et la paix ».
Face à ce qu’il considère comme une dérive, Christian Gabin Nzogho Mintsa a saisi pour information le Comité national olympique, le ministère de tutelle, les institutions constitutionnelles ainsi que la CAF et la FIFA. Il réclame désormais une « audience explicative » pour édifier les services compétents sur l’ampleur du malaise.







