Le terme est devenu l’arme favorite de ceux qui craignent la lumière : « complotiste ». C’est ainsi que l’on taxe aujourd’hui quiconque ose mettre à nu des manigances machiavéliques. Pourtant, alors que ma candidature à la direction de la FEGAFOOT a été jugée irrecevable, je refuse de me murer dans l’amertume passive. Au-delà des étiquettes et des barrières administratives, une vérité demeure : nous méritons toujours notre sort.
Ce n’est pas là une condamnation fataliste, mais un appel à la RESPONSABILISATION. Si nous ne voyons pas nos responsabilités dans une situation, nous ne pouvons pas agir. Nous sommes alors condamnés à espérer un peu de compassion et d’humanité de la part de nos oppresseurs. Ce qui n’arrivera, soyons lucides, que « quand la poule aura des dents ».
L’action comme preuve de souveraineté
Avoir notre propre « complot », c’est-à-dire notre propre stratégie de reconquête, est l’expression même de notre souveraineté. L’action doit se mener dans toutes les sphères, car la nation est un organisme, un tout indivisible.
Le football gabonais n’est pas un simple divertissement de fin de semaine ; c’est un organe vital de notre pays, un levier d’éducation et de cohésion sociale majeur, une marque de notre souveraineté. Laisser cet organe dépérir comme il le fait aujourd’hui est, ni plus ni moins, une forme de trahison envers le peuple.
Choisir les « bons œufs » à casser
On nous rétorque souvent que l’on « ne peut pas faire d’omelette sans casser des œufs ». J’acquiesce, mais avec une exigence : choisissons de casser les « bons œufs » ! Ne touchons pas aux œufs de la jeunesse, de l’avenir, du renouveau et de l’espérance. Ce sont ceux de la vieillesse sclérosée, de l’échec et de la honte qu’il faut briser définitivement.
Un combat pour l’âme
Porter un projet pour le football, même lorsqu’on tente de vous en barrer l’accès, est la voie pour le salut de l’Afrique. C’est un combat qui dépasse les ambitions personnelles. Pour le salut de notre âme, il faut se battre pour une cause noble, une cause qui va bien au-delà de la simple volonté de se remplir le ventre.
Le rejet d’une candidature n’est qu’une péripétie ; le véritable échec serait de renoncer à l’exigence de dignité pour notre sport roi. Le football gabonais doit renaître, et cela ne se fera pas sans une rupture totale avec les manigances du passé.









