Le gouvernement ne se contente plus de demander des efforts, il exige des résultats. Les administrations ont désormais dix jours montre en main pour poser sur la table des propositions concrètes. Cette accélération brutale du calendrier montre que l’exécutif, étranglé par une nécessaire rationalisation budgétaire, ne peut plus se permettre d’attendre.
Pour redresser la barre, le plan de bataille repose sur des leviers connus mais dont l’application traîne parfois : numériser les paiements pour éviter les fuites, rendre la gestion des fonds plus transparente et surtout, aller chercher l’impôt là où il ne tombe pas encore. “Il est attendu de nous une réflexion méthodique”, a martelé Abdu Razzaq Guy Kambogo, insistant sur le fait que ces solutions doivent être réalistes et protéger tant le consommateur que l’opérateur économique.
Cette reprise en main marque un tournant dans la gestion des finances publiques gabonaises. En misant sur l’innovation et une coordination plus stricte entre les services, Libreville espère moderniser son système fiscal de façon durable.
Les régies financières sont désormais au pied du mur : elles ont moins de deux semaines pour prouver qu’elles peuvent passer de la théorie à la pratique.







