Éviter le chantage à l’obscurité
L’enjeu est à la fois technique et social. Pour désamorcer la pression du fournisseur turc, la SEEG prévoit « un premier remboursement de ses arriérés […] pour un montant proche de 30 milliards de francs CFA ». Cette somme vise à sécuriser le fonctionnement des centrales flottantes qui « alimentent depuis le début de l’année 2025 une partie de Libreville ».
Selon Africa Intelligence, dans son édition de ce 21/04/2026, la situation avait atteint un point critique : Karpowership faisait « planer la menace d’une suspension de la production début avril ». Si le contrat est désormais « jugé coûteux pour l’État », il reste indispensable pour éviter le black-out, alors que le dispositif n’a pas encore « tenu ses promesses du point de vue gabonais ».
Un montage financier signé L’Archer
Les caisses vides de la SEEG ont nécessité un montage complexe. L’État a consenti « un prêt relais », financé par un appel au marché obligataire local, mécanisme « mis sur pied par le groupe financier congolais L’Archer ».
En parallèle, la transparence est devenue une obligation. La SEEG a dû engager « la certification de ses comptes pour les exercices allant de 2019 à 2025 », condition indispensable pour lever ses propres fonds à l’avenir. Tout le dossier a été supervisé « en personne par le président, Brice Clotaire Oligui Nguema », dont l’objectif est clair : mettre fin aux délestages, véritable « facteur d’impopularité » pour le gouvernement.
Le gouffre de la SEEG
Pourtant, ces 30 milliards ne représentent qu’une fraction de l’ardoise. L’entreprise reste « plombée par un endettement estimé à plus de 150 milliards de francs CFA ». Au-delà du conflit avec Karpowership, le modèle de la SEEG est fragilisé par « sous-investissement chronique » et « gouvernance opaque ». Pour l’instant, la société « peine à sortir de l’ornière », laissant les usagers face à un service







