L’accord a été scellé au tout début de l’année 2026, à l’issue de pourparlers conduits avec le cabinet de la ministre de la Défense, Brigitte Onkanowa. Au menu : des véhicules militaires, deux navires de patrouille, des drones, mais aussi deux hélicoptères de transport Mil Mi-17 que le groupe d’État serbe Yugoimport-SDPR doit remettre en état.
Ce choix porté sur Israël n’est pas anodin : il intervient après l’abandon d’un projet alternatif qui devait voir le milliardaire burkinabè Mahamadou Bonkoungou livrer des appareils en provenance du Pakistan au chef de l’État gabonais.
Concrètement, AD Con compte s’appuyer sur des poids lourds de l’industrie de défense israélienne pour exécuter ce contrat : Elbit Systems ou Aeronautics seraient pressentis pour les drones, tandis que les chantiers Israel Shipyards pourraient livrer les navires de 33 mètres — possiblement des unités de classe Shaldag MK V.
Si elle n’avait jamais piloté de programme d’une telle ampleur au Gabon, AD Con n’y est pas un nouveau venu. La société avait notamment fourni en 2016, sous le régime d’Ali Bongo, du matériel militaire d’origine ukrainienne à la Garde républicaine.







