Pendant que, partout au Gabon, les élèves reprenaient ce lundi 7 septembre le chemin des salles de classe, ceux du lycée Daniel Kosse de Booué ont découvert une rentrée en trompe-l’œil. La veille, un incendie a réduit en cendres tout un bâtiment de l’établissement — quatre salles au total —, laissant derrière lui une toiture effondrée, une charpente calcinée et des murs noircis.
Le sinistre s’est déclaré à moins de vingt-quatre heures de la reprise, au moment précis où les équipes pédagogiques et administratives bouclaient les derniers préparatifs. Selon le bilan matériel, quatre salles sont désormais inutilisables.
Une origine agricole évoquée, mais non confirmée
D’après une source locale citée par GabonReview, le feu ne serait pas né dans l’enceinte du lycée. Il proviendrait d’un feu de brousse allumé dans le cadre d’activités agricoles voisines qui, faute d’avoir été contenu, aurait fini par gagner les bâtiments scolaires. Cette version, qui n’engage que ses auteurs, attend encore d’être établie : à ce stade, aucune communication officielle n’a confirmé l’origine du sinistre ni fait état de l’ouverture d’une enquête.
Relogement des élèves : une solution en cours
Reste l’équation la plus pressante, celle de l’accueil. Privé de quatre salles au premier jour de classe, l’établissement s’attelle à reloger les effectifs concernés : une solution de relogement des élèves serait en cours d’organisation afin de permettre la tenue des cours.
Ce n’est pas la première fois que les flammes s’invitent au Daniel Kosse. En avril 2019, un incendie avait endommagé la bibliothèque et le secrétariat du proviseur. L’enquête avait alors conduit à l’interpellation d’un élève, soupçonné d’avoir délibérément provoqué le sinistre — des faits pour lesquels la présomption d’innocence demeure entière. Rien, toutefois, ne permet de rapprocher cet épisode de celui de dimanche, dont les circonstances apparaissent d’une tout autre nature.
Sept ans plus tard, l’établissement de Booué renoue avec la même image de désolation. Mais l’urgence, cette fois, s’est comptée en heures, le temps d’installer ailleurs les élèves que les quatre salles disparues devaient accueillir.







