Brice Clotaire Oligui Nguema, a officiellement reçu des mains du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, le rapport exhaustif des 100 premiers jours de l’équipe ministérielle.
Cette rencontre marque le point d’orgue d’un processus rigoureux initié le 5 février dernier, date à laquelle les feuilles de route sectorielles avaient été validées. Arrivées à échéance le 15 mai, ces ambitions ont été confrontées à la réalité du terrain.
Un bilan globalement satisfaisant, mais sans complaisance
Devant le Chef de l’État, le Vice-Président du Gouvernement s’est livré à une synthèse minutieuse de l’avancement des chantiers. Selon les éléments transmis par la presse présidentielle, les résultats affichent une dynamique encourageante, bien que perfectible : « Cette évaluation a permis de dresser un premier bilan de l’action gouvernementale, marqué par des résultats satisfaisants dans l’ensemble et légèrement au-dessus des objectifs initiaux dans plusieurs secteurs », se félicite-t-on au Palais de la Rénovation.
Toutefois, la culture de performance imposée par les plus hautes autorités exclut toute autosatisfaction aveugle. Le rapport n’a pas masqué « certaines contre-performances relevées dans l’exécution de quelques projets », une franchise qui témoigne, selon les services du Palais, de « la volonté des plus hautes autorités de promouvoir une gouvernance fondée sur le suivi, la responsabilité et l’obligation de résultats ».
Le pragmatisme comme boussole : Oligui Nguema tape du poing sur la table
Face aux retards constatés, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas tardé à recadrer les priorités. Le Chef de l’État exige que la machine administrative s’accélère pour répondre aux attentes pressantes des citoyens.
À l’issue de cette séance de travail, la presse présidentielle a rapporté que le Chef de l’État a donné « des instructions fermes afin que les projets en cours connaissent une accélération significative et aboutissent dans les délais fixés ». Pour le Chef du Gouvernement, l’administration ne saurait se contenter de promesses sur papier : « Le Président de la République a réaffirmé son exigence d’efficacité, de pragmatisme et d’impact concret de l’action publique sur le quotidien des Gabonaises et des Gabonais. »
Briser le mur du silence : l’impératif de communiquer
L’autre grand axe de cette audience présidentielle réside dans la relation entre l’exécutif et le peuple. Estimant que les populations doivent être actrices et témoins privilégiés des transformations en cours, le Chef de l’État a pointé du doigt les déficits de visibilité de l’action ministérielle.
Il a ainsi formellement instruit le Vice-Président du Gouvernement, ainsi que l’ensemble de l’équipe gouvernementale, à « renforcer la communication institutionnelle afin de mieux informer les populations sur les actions entreprises, les réformes engagées et les résultats obtenus dans le cadre de la mise en œuvre de la vision de développement du pays ».
Les prémices d’un remaniement ministériel ?
En instaurant ce rituel d’évaluation continue, le Palais de la Rénovation entend bien ancrer une « culture de performance gouvernementale axée sur les résultats et la transparence pour le bien-être des populations gabonaises ». Le message est désormais clair pour l’équipe gouvernementale : les 100 premiers jours sont passés, place désormais à la vitesse supérieure.







