Dans ce document, le Bureau Exécutif de la formation politique informe l’opinion que « l’audience de délibéré relative à la requête en nullité de la procédure fondée sur l’article 96 du code de procédure pénale introduite par les avocats de M. Alain-Claude Bilie-By-Nze, initialement prévue ce jour, ne s’est pas tenue. »
Un deuil au palais de justice
Pour expliquer ce rendez-vous manqué avec la justice, ce sont des obligations protocolaires internes au tribunal qui ont été mises en avant. Le parti d’opposition rapporte que, « selon les informations communiquées, ce report est motivé par l’exposition d’un corps dans l’enceinte du tribunal dans le cadre de l’hommage rendu à un membre de la famille judiciaire disparu. »
Une situation solennelle qui a conduit le parti à exprimer son respect : « En cette circonstance, Ensemble Pour le Gabon présente ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté judiciaire. »
Un télescopage d’agenda qui interroge
Au-delà de la déférence d’usage, le parti EPG s’étonne ouvertement des failles de planification logistique au sein de l’institution, l’hommage officiel étant visiblement connu à l’avance. Le Bureau Exécutif pose ouvertement la question : « Nous nous interrogeons néanmoins sur les conditions d’organisation ayant conduit à fixer une audience de délibéré à une date qui coïncidait avec un événement aussi important pour l’institution judiciaire. »
Pour les responsables du parti, ce manque de coordination administrative a des répercussions bien réelles sur le calendrier d’un justiciable incarcéré. Le communiqué insiste sur la portée de ce retard : « Cette situation entraîne un nouveau report dans une procédure particulièrement suivie par l’opinion publique et concernant un homme privé de liberté depuis plus de six semaines. »
Une affaire sous surveillance
Alors que le débat juridique autour de l’article 96 du code de procédure pénale continue d’alimenter les discussions, les regards restent braqués sur le tribunal, dans l’attente d’une nouvelle date.
De son côté, l’opposition entend bien suivre le dossier de très près. Le communiqué se conclut sur une note de vigilance claire : « Ensemble Pour le Gabon demeure mobilisé et attentif à la suite de cette procédure, dans l’attente de la nouvelle date qui sera communiquée par la juridiction compétente. »
C’est désormais à l’appareil judiciaire de relancer la machine en fixant le prochain rendez-vous.







