Une interpellation aux méthodes contestées
Le parti précise que son leader a été « interpellé à l’entrée de son domicile par des agents de la Direction Générale des Recherches (DGR) ». Pour EPG, rien ne justifie un tel déploiement de force contre un « homme d’État qui ne s’est jamais soustrait à la justice » et qui s’est toujours présenté « à toute convocation des autorités compétentes, dans le respect des institutions de la République ». Le mouvement politique « s’interroge avec gravité » sur la base juridique d’une telle opération et dénonce fermement « les méthodes employées pour interpeller » celui qui est arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle.
Le Trésor public au cœur d’un litige vieux de 18 ans
Sur le fond, l’arrestation serait liée à une affaire de 2008 concernant une créance « que l’État gabonais n’aurait pas honorée » lors de la Fête des cultures. Le communiqué fustige l’action d’une « tierce personne » qui en réclamerait aujourd’hui le paiement « en l’imputant à titre individuel à Alain-Claude Bilie-By-Nze, alors même qu’il agissait dans un cadre institutionnel ». Le parti dénonce avec force cette « tentative de faire porter à un individu une responsabilité relevant du Trésor public ».
Une « manœuvre politique » pour museler l’opposition
Pour EPG, les motifs réels de cette procédure sont évidents. Le parti considère cette arrestation comme une « manœuvre politique grave » visant spécifiquement à « faire taire une voix critique majeure », « affaiblir l’opposition » et « instaurer un climat d’intimidation incompatible avec les exigences démocratiques ». Le texte exprime une « profonde inquiétude face à la dégradation du climat politique national », dénonçant « des atteintes répétées aux libertés individuelles », « une restriction croissante de la pluralité des opinions » ainsi qu’« une pression accrue sur les acteurs politiques et la société civile ».
L’exigence d’une libération immédiate
Affirmant que « l’État de droit ne peut être invoqué à géométrie variable » et que la justice ne peut être « instrumentalisée sans mettre en péril la stabilité même des institutions », le parti EPG réclame la « communication immédiate et transparente des charges retenues », le « strict respect des procédures judiciaires » et la « libération immédiate et sans condition d’Alain-Claude Bilie-By-Nze ».
Le bureau exécutif prévient qu’il engagera « toutes les actions nécessaires, sur les plans national et international » pour garantir les libertés fondamentales et assure qu’il « prendra toutes ses responsabilités face à toute tentative de remise en cause des principes démocratiques ».







