Au cœur de cette séquence, une réunion tenue le 16 avril entre le ministre de la Communication, Germain Biahodjow, et l’administrateur directeur général de la radio, Elbashir Abubaker Anber. Derrière cette rencontre, une impulsion politique claire : accélérer la remise en marche de la radio panafricaine, avec un horizon fixé au mois d’août 2026.
Mais si l’objectif est affiché, le chemin reste semé d’embûches. Le différend qui oppose plusieurs actionnaires depuis 2023 demeure le principal verrou. Ce contentieux, toujours non résolu, empêche toute avancée concrète vers une reprise durable des activités. Les discussions engagées ces derniers jours ont donc placé cette question au centre des priorités, avec l’idée qu’aucune relance crédible ne pourra se faire sans un accord préalable entre les parties.
À cette équation s’ajoutent des contraintes juridiques persistantes et un passif financier qui continue de peser lourdement. Depuis plus d’une décennie, l’État gabonais supporte une charge annuelle estimée à plusieurs centaines de millions de francs CFA, une situation qui complique davantage la remise à flot de l’entreprise.
Malgré ces difficultés, les signaux envoyés à l’issue des échanges se veulent encourageants. Du côté de la direction de la radio, on évoque une volonté politique désormais tangible de faire avancer le dossier, notamment sur la question sensible des relations entre actionnaires.
Une nouvelle réunion est attendue avant la fin du mois d’avril, avec l’ambition de dégager un compromis. En ligne de mire : une reprise officielle des émissions dès août prochain. Un calendrier ambitieux, qui dépendra toutefois de la capacité des différents acteurs à lever, dans les prochaines semaines, les derniers obstacles.
Entre espoir de renaissance et incertitudes persistantes, Africa N°1 joue sans doute une phase décisive de son histoire.







