Dans un communiqué officiel daté du 27 février 2026, son président, Guy Bertrand Mapangou, a exprimé une vive préoccupation suite aux épisodes de pollution signalés sur les plages du Cap Lopez à Port-Gentil. Pour la « vigie de la République », cet événement n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’une surveillance défaillante qu’il convient de corriger de toute urgence.
Le message adressé au Gouvernement est clair : la prospérité pétrolière ne peut plus servir d’excuse au sacrifice de la biodiversité. Le CESEC invite solennellement l’Exécutif à se saisir du Programme National d’Évaluation Environnementale des Sites Industriels (PESISE) pour imposer une véritable autorité de l’État sur les plateformes offshore.
L’institution préconise un changement radical de méthode en exigeant l’établissement d’un diagnostic de vérité afin de sortir des rapports d’auto-évaluation des compagnies et d’établir scientifiquement l’étendue réelle des dommages. Par ailleurs, elle demande de contraindre les opérateurs à des protocoles de réhabilitation stricts basés sur des données indiscutables, tout en passant d’une logique de réaction après la catastrophe à une obligation de maintenance préventive permanente et sans faille.
Pour le CESEC, la relation entre l’État et les partenaires industriels doit évoluer. Si le Gabon reste une terre d’investissement, le Conseil estime que la confiance accordée doit désormais trouver son corollaire dans une transparence absolue. Cette montée en exigence de la part des autorités de régulation est présentée comme le seul rempart efficace contre la dégradation programmée du sanctuaire marin.








