Le temps des discours semble révolu, place désormais au « travail de fond pour des solutions concrètes ». Après une ouverture marquée par la présence de six chefs d’État, experts nationaux et internationaux ont planché sur un document stratégique désormais baptisé « Déclaration de Libreville ».
Pour le comité d’organisation, l’ambition est de rompre avec les rencontres sans lendemain. Ce forum acte ainsi la « naissance d’une plateforme permanente de dialogue public-privé », en cohérence avec la vision portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Priorité à l’IA et au « Hub » gabonais
Le professeur Alfred Ngomanda, commissaire général du CENAREST, a présenté les grandes orientations de ce document stratégique. Premier enseignement : le Gabon fait le pari assumé de la technologie.
« L’IA a été identifiée comme un catalyseur de compétitivité », avec pour objectif d’intégrer des solutions numériques aussi bien dans l’administration que dans le secteur privé, afin d’« accélérer la transformation digitale ».
Mais la modernisation ne se limite pas au numérique. Sur le plan des infrastructures, le renforcement des corridors logistiques s’impose comme une priorité pour « consolider le rôle du Gabon en tant que hub régional ». L’enjeu est clair : renforcer « l’attractivité du territoire » et fluidifier les échanges commerciaux.
Signatures de contrats et dynamique d’investissement
L’un des volets les plus tangibles du forum réside dans les engagements financiers annoncés. L’événement a été marqué par la « signature effective de plusieurs conventions et partenariats stratégiques ».
Entre l’État, les institutions bancaires et les acteurs privés, les parties prenantes ont pris des « engagements immédiats pour le financement de projets structurants ».
Pour sécuriser ces investissements, la Déclaration insiste sur la nécessité de garantir « sécurité et transparence », avec des mécanismes destinés à renforcer « la prévisibilité juridique et la protection des investissements ».
Souveraineté alimentaire et inclusion sociale
La feuille de route entend également répondre aux préoccupations quotidiennes des populations. Afin de réduire la dépendance extérieure, le forum préconise la mise en place de « mécanismes de financement innovants pour les chaînes de valeur agricoles », avec en ligne de mire une véritable « souveraineté alimentaire ».
Ce développement se veut inclusif. Des « plans d’action ciblés » sont envisagés pour favoriser l’intégration des jeunes et des femmes dans les nouveaux circuits économiques.
En se positionnant comme un « carrefour de réflexion, de dialogue et d’innovation », Libreville ambitionne ainsi de s’imposer comme un acteur clé dans la réponse aux « enjeux majeurs de développement du continent africain ».







