« Le travail est la dignité de l’homme »
Dès l’entame de son discours, le Directeur général a donné une portée symbolique forte à cette journée du 1er mai, dépassant le simple cadre festif : « Le travail est la dignité de l’homme. Cette dignité est cette fierté silencieuse qui anime chaque travailleur, chaque main qui bâtit et chaque esprit qui innove », a-t-il déclaré, insistant sur la valeur intrinsèque du labeur.
Dans une adresse empreinte de solennité, il a tenu à rappeler que « cette dignité ne se mesure ni en salaires ni en titres, mais dans le respect accordé à son travail et à celui des autres ».
Citant Alexandre Dumas fils, il a souligné que « votre labeur, aussi modeste soit-il, constitue un pilier certes invisible, mais essentiel pour notre service », rendant ainsi hommage à l’ensemble des agents.
« Le budget de l’État n’appartient à personne »
Au cœur de son intervention, Wilfried Nzamba Mangala a insisté sur la rigueur dans la gestion des finances publiques, qu’il inscrit dans le cadre d’un principe qu’il qualifie d’« orthodoxie budgétaire ».
« L’ambition de la Direction générale du Budget est claire : elle repose sur la responsabilité et la transparence », a-t-il affirmé, précisant que « la responsabilité impose la sincérité budgétaire, la discipline dans l’exécution des dépenses et une priorisation rigoureuse ».
Dans un passage particulièrement appuyé, il a rappelé avec fermeté les exigences d’intégrité : « Notre entité administrative doit incarner des valeurs d’intégrité et de probité. Le budget de l’État n’appartient ni au Directeur général, ni à la Direction générale du Budget. Il est le socle de la confiance que les citoyens placent en nous. »
« Si tu veux aller loin, marchons ensemble »
Sans éluder les attentes sociales, le Directeur général a également mis l’accent sur le dialogue interne et l’amélioration des conditions de travail.
Saluant l’élection de Gervais Ntila à la tête du syndicat, il a appelé à une collaboration constructive : « Au-delà de la revendication, le syndicat doit anticiper les crises et proposer des solutions en amont. »
Dans un message axé sur la cohésion, il a ajouté : « Si tu veux aller vite, marche seul ; mais si tu veux aller loin, marchons ensemble. »
Plusieurs mesures concrètes ont été évoquées, notamment sur le transport et la sécurité au travail. « Nous allons examiner ces questions dans une approche globale », a-t-il assuré.
Il a également annoncé que « les fondations du nouveau bâtiment de la DGB, sur le boulevard Bessieux, sont déjà en cours », promettant un cadre de travail « moderne et fonctionnel ». À cela s’ajoutent « l’ouverture imminente d’un centre médical interne » et la poursuite d’un projet de lotissement au bénéfice des agents.
« Ne pas croiser les bras face à l’avenir »
En conclusion, Wilfried Nzamba Mangala a exhorté ses équipes à l’engagement et à la responsabilité, dans un contexte national en mutation : « Nous devons croire en l’avenir de notre pays. Pas en croisant les bras, mais en apportant des réponses audacieuses et pertinentes aux défis qui se présentent à nous », a-t-il lancé.
Faisant écho à la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, il a insisté sur la nécessité de l’unité : « Un seul doigt ne lave pas la figure. Restons unis et mobilisés, avec enthousiasme, autour des valeurs de notre administration. »
Avant de conclure, dans une formule rassembleuse : « Vive la Direction générale du Budget ! »










