C’est un véritable changement de paradigme que propose Sylvain Florient Pangou Mbembo au moment où le mouvement sportif s’apprête à choisir son destin. À travers la lecture de ses orientations, le patron de l’olympisme gabonais affirme que l’heure n’est plus à la simple figuration dans les instances internationales, mais à une structuration de fond. Cette démarche, souligne le document, est « indispensable à la transition de la mission de représentativité à celle de développement ».
Sa feuille de route repose sur un constat clair : le sport doit devenir un levier de croissance et de cohésion sociale par le « renforcement des outils juridiques de développement de la pratique sportive la plus large possible au cœur même de l’école, l’entreprise et la cité ».
Le premier grand chantier de cette feuille de route concerne la sécurité juridique et administrative de l’organisation. Le projet prévoit de « repenser la relation pour que s’instaure la notion de tutelle étatique apaisée ». Cela passe par une mutation profonde, notamment la « révision du statut du CNOG en CNOSG », afin de s’aligner sur les standards régionaux. Sur le plan de la gestion interne, Sylvain Florient Pangou Mbembo ne transige pas sur l’éthique.
Son projet prévoit de « lutter contre la corruption, la violence et le harcèlement en milieu sportif » tout en garantissant « l’intégrité des institutions ». Pour donner corps à cette ambition, le programme annonce la mise en place d’outils de bonne gouvernance, comme l’élaboration d’une charte nationale du sport et la création d’un « Tribunal Arbitraire sportif gabonais ».
La modernisation prônée par Sylvain Florient Pangou Mbembo vise directement le terrain car « la densification de l’élite à capacité internationale passe par la mise en place d’un programme de soutien et d’accompagnement aux athlètes méritants ». Le projet détaille la mise en place de soutiens financiers et matériels pour les sportifs de haut niveau, ainsi que la création d’un centre de formation et de préparation multidisciplinaire.
L’accent est mis sur la transparence absolue avec la volonté de « rendre public d’une manière transparente la liste des athlètes bénéficiaires des bourses de solidarité ». Le président n’oublie pas l’après-carrière, un sujet crucial pour la dignité des champions, en incluant un volet spécifique sur « l’accompagnement dans la phase de transition de l’après-carrière des athlètes ».
Le projet de société met également l’accent sur le rôle social du CNOG en s’engageant à « promouvoir la pratique du sport comme étant le moyen le plus sûr d’être en bonne santé et en excellente forme physique ». Cela se traduit par une volonté de vulgariser le sport de masse et de renforcer le sport en milieu scolaire et professionnel à travers la création de sections « Sport-Etude ». Enfin, l’ouverture internationale est un axe majeur puisque, convaincu qu’« aucun pays ne peut vivre en vase clos », Sylvain Florient Pangou Mbembo entend multiplier les partenariats avec des organismes tels que l’Unicef, l’Unesco ou l’OMS pour renforcer les compétences par la formation des athlètes et des entraîneurs.
En conclusion de ce projet stratégique, à l’aube d’un scrutin décisif, l’accent est mis sur l’unité. Cette vision ne pourra réussir que par « l’implication effective à tous les niveaux des fédérations et associations nationales membres ».
Avec cette feuille de route, Sylvain Florient Pangou Mbembo promet de « piloter ce développement au plus près des réalités du terrain, en étant plus proactif et en fournissant des indicateurs de suivi ».







