• Portrait
  • Société et culture
  • Sports
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Les coulisses du pouvoir
  • Business & réseaux
  • Nominations
  • Cold case
  • Le Brief du Jour
  • Qui Sommes-Nous ?
Le Confidentiel du Gabon
  • Accueil
  • Actualités
  • Les coulisses du pouvoir
  • Business & réseaux
  • Nominations
  • Cold case
  • Le Brief du Jour
  • Qui Sommes-Nous ?
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

[Libre propos] Promesses XXL, résultats XS : Pharel Boukika dénonce la “gouvernance vacillante” et l’impréparation de l’État

Le récit officiel d'une "rupture historique" et d'une gestion abondante s'effondre face à la dure réalité des faits. Moins d'un an après une campagne pleine de promesses, le pouvoir en place se heurte à une crise de compétence et de crédibilité : les caisses sont vides, les décisions sont improvisées, et l'écart se creuse dramatiquement entre la mise en scène médiatique et la détresse concrète des populations. Le pays assiste, médusé, à la fin d'une illusion.

La rédaction par La rédaction
12 décembre 2025
dans Actualités, Les coulisses du pouvoir
Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

Par Pharel Boukika, Journaliste, acteur politique, Candidat aux élections locales et législatives 2025

 

A Lire Egalement

SOS Éducation : Entre négociations et soupçons, le front syndical se fissure

Mobilisation internationale des femmes leaders de l’UDB Diaspora pour définir leur rôle stratégique

Gabon – Affaire Bonkoungou : Le deal d’hélicoptères à 10 milliards qui fait scandale

Après l’euphorie, le vertige d’une gouvernance vacillante 

Il arrive un moment où l’État, malgré toutes ses tentatives de mise en scène, ne peut plus dissimuler l’évidence. Le pays est précisément à ce moment-là : celui où les artifices institutionnels se fissurent, où les récits enjolivés se heurtent à la lourdeur implacable de la réalité des faits. L’euphorie d’apparat a cédé la place à une stupeur glacée. Les Gabonais découvrent que derrière les rideaux soigneusement tirés, les mécanismes de gouvernance vacillent, hésitent, se contredisent et trébuchent. Cette lucidité collective, brutale mais salutaire, marque la fin d’une illusion patiemment entretenue. Les artifices protocolaires, les promesses scandées comme des litanies, les certitudes martelées comme des axiomes intangibles, s’effondrent désormais sous le poids d’une réalité que nul discours, aussi présidentiel soit-il, ne peut plus maquiller

Le Président de la République, Chef de l’Etat lui-même, qui affirmait avec une légèreté presque désarmante, durant la campagne, que « le pays a suffisamment d’argent pour affronter tous les défis », découvre aujourd’hui l’immense imprudence de cette déclamation. Car moins d’un an après son élection, le même pouvoir se découvre soudain démuni, invoque des contraintes budgétaires dramatiques de la réalité des populations, prend des mesures qui font suffoquer le peuple et en appelle à la patience nationale. Cette volte-face n’est pas un simple dérapage, c’est l’aveu spectaculaire d’une gouvernance déconnectée, dépassée, profondément impréparée, à la réalité de l’État qu’elle prétendait maîtriser.

La responsabilité politique, elle, ne s’évapore pas au gré des difficultés. Ceux qui ont demandé, réclamé, et obtenu le pouvoir presque absolu, ont l’obligation morale, juridique et institutionnelle d’assumer leurs engagements. Or, c’est cela le plus inquiétant, les Gabonais assistent, médusés, à une cascade d’erreurs de pilotage, de maladresses stratégiques et d’incohérences qui ne relèvent plus de la maladresse, mais plutôt d’un défaut structurel de compétence. Ce qui était présenté comme une rupture historique s’apparente désormais à une succession de décisions improvisées, prises hors de toute méthodologie administrative, sans vision, sans trajectoire, saupoudrés de mensonges et bâti sur de l’enfumage.

Pendant ce temps, des familles récemment déguerpies errent dans un stade, dormant à la belle étoile, privées du minimum qui avait redonné dignité et sécurité à tant de Gabonais. Ce contraste cruel entre discours officiels et misère tangible illustre à lui seul l’écart abyssal entre promesses et réalité. Et que dire de la fameuse « Restauration des Institutions », un mirage, mieux un vœu pieux.

Pour la première fois de son histoire, le Gabon se voit contraint de répondre devant la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples à la suite de la requête jugée recevable des avocats de Hervé Patrick Opiangah. C’est à travers cette réalité, toute la mise en scène institutionnelle qui vacille. Avant cette affaire, le procès de Bongo Valentin a exposé dans le détail les angles morts d’une justice instrumentalisée et d’une administration incapable d’affirmer une ligne claire. Deux affaires qui, loin d’être des épiphénomènes, dévoilent les fissures profondes d’un État de droit en lambeaux.

Plus préoccupante encore est la disparition soudaine des doctrinaires et thuriféraires qui, hier, prêchaient la transformation fulgurante et vilipendaient quatorze années de gouvernance antérieure en se posant en redresseurs providentiels. Ils promettaient monts et merveilles, accusaient l’ancien régime d’avoir masqué des richesses colossales, et affirmaient pouvoir débloquer en quelques semaines, ce que d’autres n’avaient jamais pu faire. Aujourd’hui, ces mêmes voix se sont tues. Non par prudence, par impossibilité surtout de défendre l’indéfendable. Le silence est devenu leur seule stratégie de survie politique.

Ce moment de vérité n’est pas une crise de communication. Il est le résultat direct d’une défaillance institutionnelle profonde. Absence de planification, méconnaissance des mécanismes d’État, confusion permanente entre urgence politique et urgence médiatique. Le populisme, qui fut un instrument de conquête, se révèle un désastre de gestion. Car un pays n’est ni un slogan, ni une promesse électorale, ni un plateau télévisé. C’ est une architecture complexe qui exige rigueur, compétence, discipline, sincérité et sens du devoir.

Désormais, l’heure n’est plus aux illusions. La nation observe, juge et attend. Le pouvoir, qui a usé et abusé de la confiance populaire, devra rendre des comptes, non pas aux illusions qu’il a fabriquées, mais à la République qu’il prétend servir. Les prochains mois ne seront pas seulement un test de gouvernance, ils seront le verdict politique d’un régime qui a trop promis, trop simplifié, trop surestimé ses forces, et qui découvre aujourd’hui que l’État, lui, ne pardonne ni l’improvisation, ni l’incompétence encore mois la médiocrité.

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/huun
Partage35Tweet22EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

SOS Éducation : Entre négociations et soupçons, le front syndical se fissure

par ANDREA MOUKOUAMA
13 janvier 2026
0

L’ombre de la  compromission ? Le malaise a éclaté au grand jour lorsque des rumeurs persistantes de « deals » de couloir ont commencé à circuler au sein...

Mobilisation internationale des femmes leaders de l’UDB Diaspora pour définir leur rôle stratégique

par Loïc Edzang
13 janvier 2026
0

Au sein de la délégation France–Angleterre, qui a également accueilli les représentants de plusieurs pays européens, les échanges ont été introduits par Lionel Ondo Etoughe avant de laisser...

Gabon – Affaire Bonkoungou : Le deal d’hélicoptères à 10 milliards qui fait scandale

par Arnaud Mbeng Edou
13 janvier 2026
0

Sous couvert de sécurité nationale, le Gabon a déboursé 10 milliards de FCFA (16 millions de dollars) pour deux appareils d’occasion sourcés au Pakistan. Au cœur de ce...

Football – Panthères du Gabon: Le grand reniement ou l’art du rétropédalage institutionnel

par ANDREA MOUKOUAMA
13 janvier 2026
0

Le ton avait été martial au lendemain de l'élimination précoce des Panthères à la CAN 2025 au Maroc. Suspension de l'équipe nationale, dissolution du staff et mise au...

Gabon – Affaire Bounda Balonzi : le délibéré renvoyé au 16 janvier

par Loïc Edzang
13 janvier 2026
0

Léon Armel Bounda Balonzi et ses partisans devront patienter encore une semaine. Initialement fixée au 9 janvier, la décision de justice concernant l’ex-ministre et son coaccusé, Abdel Moussavou...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1073 partages
    Partage 429 Tweet 268
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    722 partages
    Partage 289 Tweet 181
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    710 partages
    Partage 284 Tweet 178
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    664 partages
    Partage 266 Tweet 166
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    593 partages
    Partage 237 Tweet 148

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Fiasco des Panthères à la CAN 2025 : Révélations sur un système corrompu et des guerres d’ego 1 janvier 2026
Gabon : Pascal Ogowé Sifon écroué à la prison centrale de Libreville 26 décembre 2025
Guillou Bitsutsu-Gielessen appelle aux États Généraux du salaire, du SMIC et de la grille indiciaire dès 2026 22 décembre 2025
Fitch dégrade le Gabon à « CC », risque de défaut de paiement 21 décembre 2025
Gabon – Le Palais du Bord de mer réduit ses fonds de souveraineté de 100 milliards de FCFA 16 décembre 2025
Next
Prev

© 2021 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Accueil
  • Le Brief du Jour
  • Actualités
  • Business & réseaux
  • Les coulisses du pouvoir
  • Cold case
  • Nominations
  • Portrait
  • Infox
  • Société et culture
  • Sports
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous

© 2021 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

WP Popups

Add you text in here

×
×