En marge de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, la capitale camerounaise a accueilli une rencontre de haut niveau consacrée à l’avenir du commerce durable. Organisée par l’International Institute for Sustainable Development, cette conférence a mis en lumière le rôle croissant des normes volontaires de durabilité (Voluntary Sustainability Standards – VSS) dans la structuration des chaînes de valeur mondiales.
Parmi les entreprises invitées à partager leur expérience, Olam Palm Gabon s’est distinguée en exposant son approche opérationnelle en matière de certification durable. Producteur d’huile de palme certifiée RSPO, l’entreprise s’appuie sur des standards internationaux qu’elle adapte aux réalités locales, un facteur jugé déterminant pour garantir leur efficacité sur le terrain.
Dans un contexte marqué par le durcissement des réglementations, notamment en matière de traçabilité et de lutte contre la déforestation, les discussions ont souligné l’importance de systèmes de certification robustes. Ceux-ci permettent non seulement de générer des impacts environnementaux et sociaux mesurables, mais aussi de maintenir la fluidité des échanges commerciaux dans un cadre réglementaire de plus en plus exigeant.
Intervenant au nom d’OPG, Quentin Meunier, Senior Vice President en charge du Développement Durable, a insisté sur la nécessité d’un meilleur alignement entre les différents référentiels existants. Il a notamment évoqué le règlement européen sur la déforestation (RDUE), soulignant que la multiplication des normes pouvait constituer un défi pour les acteurs économiques si elle n’était pas harmonisée.
Au-delà des cadres techniques, la question de la responsabilité collective a également été au cœur des échanges. « L’engagement en faveur de la durabilité ne peut reposer uniquement sur les producteurs », a-t-il indiqué, appelant à une mobilisation accrue de l’ensemble des parties prenantes, des transformateurs aux distributeurs.
Les participants ont également mis en avant la nécessité de renforcer les mécanismes d’accompagnement et de reconnaissance pour les entreprises engagées dans des démarches responsables. Dans un secteur comme celui de l’huile de palme, souvent confronté à des critiques sur le plan environnemental, ces dispositifs apparaissent essentiels pour encourager les bonnes pratiques et améliorer la crédibilité des initiatives.
Au terme des discussions, un consensus s’est dégagé autour de l’urgence de renforcer la coopération entre producteurs, autorités publiques et organismes de normalisation. Dans un environnement international en mutation, cette synergie est perçue comme indispensable pour bâtir un commerce plus résilient, capable de répondre aux attentes croissantes en matière de durabilité.







