Par un courrier officiel communiqué le 20 février 2026, Ali Bongo Ondimba a rompu le silence pour fustiger la direction actuelle du PDG. Malgré la distance, sa critique est d’une « précision chirurgicale » : il accuse les cadres restés à Libreville d’avoir placé le « parti des masses » dans un état de « soumission totale » vis-à-vis du nouveau pouvoir de transition incarné par Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le compte à rebours est lancé : 15 jours pour partir
Depuis la diffusion de ce courrier le 20 février 2026, le « compte à rebours » est officiellement lancé. Ali Bongo Ondimba, s’exprimant depuis Paris, a fixé un ultimatum de « quinze (15) jours » à la direction actuelle pour quitter les lieux. Ce délai, qui place les dirigeants intérimaires sous une pression maximale, marque le début d’une confrontation qui pourrait se terminer devant les tribunaux pour « usurpation de fonction ».
Bien qu’il vive désormais hors du pays, l’ancien Chef de l’État affirme garder un « œil acéré » sur les rouages internes. Il dénonce avec virulence ce qu’il qualifie de « pacte secret » entre les dirigeants intérimaires et le régime. Pour Ali Bongo, cet accord de soutien mutuel n’est rien d’autre qu’une « trahison de l’autonomie du parti », transformant le PDG en une simple force d’appoint.
Depuis son exil, Ali Bongo Ondimba analyse les résultats des législatives et locales de 2025 comme une véritable « débâcle sévère ». Il ne voit pas dans ces échecs une simple usure politique, mais le résultat d’un « sabotage des candidatures » orchestré par une direction qu’il juge « aux ordres ». Le retrait « scandaleux » de certains recours électoraux prouverait, selon lui, cette volonté délibérée de ne pas froisser les nouvelles autorités.
Le grief le plus cinglant formulé depuis Londres concerne l’attitude du parti face au désaveu du 17 septembre 2025. Ali Bongo s’indigne de l’« humiliation publique » subie lorsque le nouveau régime a nié tout lien avec le PDG, laissant la formation « sans ressources et sans crédibilité ».
Pour celui qui se revendique comme le « seul chef légitime », rester silencieux face à cette « mise en danger existentielle » serait criminel. C’est pourquoi, avec son courrier du 20 février, il menace de poursuivre pour « intelligence avec l’ennemi politique » ceux qu’il considère désormais comme des usurpateurs si le siège n’est pas libéré d’ici le 7 mars prochain.










