Dans cette dynamique, le ministre de l’Économie et des Finances a récemment annoncé l’ouverture d’un audit de la dette publique couvrant la période 2016-2023. Une démarche présentée comme une étape clé dans la clarification du passif de l’État et la consolidation de la crédibilité budgétaire du pays. Au-delà de l’exercice technique, cet audit apparaît également comme un préalable stratégique en vue de la préparation d’un futur programme avec le FMI, dans un contexte où la transparence des comptes publics demeure un critère déterminant pour les partenaires financiers internationaux.
L’entretien a également été marqué par un échange sur les tensions économiques mondiales et leurs répercussions sur les économies africaines. Dans un environnement international encore marqué par l’instabilité des marchés énergétiques et les perturbations des chaînes d’approvisionnement, le Gabon reste exposé aux fluctuations externes, malgré ses ambitions de diversification.
À l’issue de la rencontre, le message de soutien du FMI a été clairement réaffirmé. « Excellente réunion avec le président @oliguinguema… Je lui ai assuré le ferme soutien du Fonds pour le Gabon », a déclaré Kristalina Georgieva. Une déclaration qui confirme la volonté de l’institution de continuer à accompagner le pays dans sa trajectoire économique.
Si ce soutien constitue un signal favorable pour Libreville, il s’inscrit néanmoins dans le cadre classique des relations avec les institutions financières internationales, où l’accompagnement reste étroitement lié à la poursuite des réformes et à la consolidation durable des équilibres macroéconomiques.







