Le constat est brutal. En plein Conseil municipal, le budget primitif a été balayé par ceux-là mêmes qui sont censés soutenir l’action du maire. Dans les rangs de l’UDB, on ne mâche pas ses mots : on parle d’un document « non sincère », pointant du doigt des dépenses de cabinet en hausse alors que les mairies d’arrondissement doivent se contenter de miettes.
L’isolement d’un homme
Au-delà des chiffres, c’est la méthode de travail d’Obame Etoughe qui a mis le feu aux poudres. Accusé de piloter la mairie en solo, sans réelle concertation avec ses conseillers, le maire paie cash son manque d’ancrage dans les réseaux du parti. Pour beaucoup, ce n’est pas un incident technique, mais une mise à l’index volontaire.
Une paralysie inévitable ?
Peut-on diriger Libreville quand on est mis en minorité par son propre camp ? En stoppant net les travaux du Conseil, la majorité a envoyé un message clair : le maire est désormais sous surveillance, voire sur la sellette. Sans budget et sans alliés, sa marge de manœuvre est quasi nulle.
La question n’est plus de savoir si le budget sera révisé, mais si Pierre Matthieu Obame Etoughe a encore l’autorité nécessaire pour rester aux commandes. À l’Hôtel de Ville, la rupture est consommée.







