Le gouvernement a fixé au 1er janvier 2027 l’échéance pour l’arrêt des importations de poulets de chair. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la production nationale et à réduire la dépendance aux marchés extérieurs.
Dans un entretien accordé au quotidien, lundi 04 mai 2026, L’Union, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a indiqué que cette mesure restait conditionnée à la capacité de la filière avicole locale à prendre le relais de manière effective. Selon les autorités, l’objectif est de substituer progressivement la production locale aux importations.
La décision finale dépendra de plusieurs paramètres, notamment la disponibilité des volumes produits, la régularité de l’approvisionnement et le niveau des prix sur le marché intérieur. Le gouvernement précise qu’une interruption des importations ne sera pas engagée si elle entraîne des pénuries ou une hausse significative des prix pour les consommateurs.
Pour soutenir le développement de la filière, plusieurs axes d’intervention sont envisagés. Ils portent sur l’amélioration de l’accès au financement pour les producteurs, le renforcement des capacités techniques ainsi que la facilitation de l’approvisionnement en intrants, notamment les aliments pour bétail et les poussins. Ces mesures visent à accroître la production, améliorer les rendements et renforcer la compétitivité des exploitations locales.
Au-delà de la filière avicole, cette initiative s’inscrit dans une politique plus large de renforcement de la sécurité alimentaire. Elle pourrait également avoir des effets sur l’emploi et l’investissement dans le secteur agricole. D’ici 2027, l’évolution de la production nationale et des conditions de marché sera déterminante pour la mise en œuvre effective de cette orientation.







