Longtemps moteur de l’économie nationale grâce au pétrole, la deuxième ville du pays paie aujourd’hui le recul de son secteur historique. Le chef de l’État a lui-même pointé le chômage des jeunes, les fermetures d’entreprises, la fuite des capitaux et la perte d’attractivité de la cité, promettant d’y répondre.
Sur les 30 milliards annoncés, 7 proviendront de l’État, 11 des mécanismes PID-PIH de Perenco et 12 de TotalEnergies. L’enveloppe, étalée sur cinq ans, doit financer voiries, réseaux d’eau et d’électricité, marchés, logements, infrastructures de santé et une nouvelle université. L’échéance retenue est symbolique : la province accueillera la Fête de la Libération en 2028, transformée en accélérateur d’infrastructures.
Le volet industriel traduit l’ambition de diversification affichée par les autorités. L’État accompagnera l’exploitation des terres rares d’Ozouri par l’opérateur Maboumine et a salué l’investissement de l’industriel camerounais Bernard Fokou, dont l’usine sidérurgique Foberd promet 500 emplois directs et indirects. Sur le plan énergétique, Port-Gentil doit gagner 50 mégawatts à court terme et viser 150 mégawatts additionnels d’ici 2032.
Pour rassurer un tissu économique fragilisé, le président a également ordonné un encadrement du recouvrement fiscal, avec la fin des blocages disproportionnés de comptes bancaires, et une sécurisation des saisies judiciaires, tout en assouplissant temporairement le recours aux cadres expatriés. Autant de signaux adressés aux investisseurs, alors que Libreville cherche à convaincre que le développement du pays ne se pense plus depuis la seule capitale.







