• Login
Le Confidentiel du Gabon
S'abonner
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Le Confidentiel du Gabon
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

Affaire Bilie-By-Nze : Noël Biloghe Bi-Ndong dénonce « une affaire édictée par une seule personne »

Une dette de 5 millions de francs CFA datant de 2008 peut-elle justifier 77 jours de détention préventive pour l'ancien Premier ministre et principal opposant à Brice Clotaire Oligui Nguema ? Le pouvoir répond qu'il s'agit d'une procédure judiciaire ordinaire, relevant du seul registre pénal. L'opposition, elle, y voit une manœuvre politique déguisée. Entre ces deux lectures, que disent les faits, et que dit l'entretien accordé hier au Journal Afrique de TV5Monde par Noël Biloghe Bi-Ndong, président d'Ensemble pour le Gabon (EPG) Diaspora ?

Arnaud Mbeng Edou par Arnaud Mbeng Edou
1 juillet 2026
dans Actualités, Gouvernance
Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

Une affaire vieille de dix-huit ans, deux lectures opposées

Le dossier remonte à 2008 : une citoyenne aurait avancé, avec Alain-Claude Bilie-By-Nze, des fonds pour l’organisation de la Fête des cultures, en attendant le versement de subventions publiques. Ces subventions étant arrivées trop tard selon plusieurs sources, le remboursement des avances n’aurait jamais eu lieu. La plaignante a déposé plainte pour abus de confiance et escroquerie début avril 2026 ; Alain-Claude Bilie-By-Nze a été interpellé le 15 avril par la Direction générale des recherches, puis placé sous mandat de dépôt. Le parquet affirme agir dans le strict cadre de la loi, insistant sur le fait que la procédure n’est encore qu’au stade de l’instruction.

A Lire Egalement

Gabon : la scission de la SEEG, un scénario déjà vu avec l’ancien Office des Postes et Télécommunications ?

Ongoundou Loundah à Bilie-By-Nze : « Les barreaux peuvent retenir un corps, ils n’emprisonnent jamais une conscience »

Quand la diaspora gabonaise en France tente de forcer Paris à sortir de sa réserve diplomatique

Interrogé hier sur ce dossier au Journal Afrique de TV5Monde, Noël Biloghe Bi-Ndong a contesté cette version : « cela fait 77 jours qu’Alain-Claude Bilie-By-Nze est incarcéré, sans procès, sans enquête, sans être entendu sur le fond de l’affaire. Il est détenu dans des conditions de torture. » Il évoque également des restrictions dans l’accès aux avocats et à la famille : « les avocats doivent obtenir une permission pour aller le voir. Ils le voient deux à trois fois par semaine. Sa famille ne le voit qu’une seule fois par semaine. » Sur le fond, il conteste la qualification pénale elle-même : « on va mettre de côté la prescription, parce que c’est une affaire vieille de 18 ans, qui aurait dû être éteinte depuis longtemps. Mais en fait, il n’y a pas d’affaire. C’est une dette de l’État. C’est des personnes qui ont contribué, qui ont donné de l’argent pour réaliser une action qui est incombée à l’État. » Il ajoute : « des personnes en cagoule l’ont arrêté en sortant de chez lui, donc sans lui signifier de quoi il s’agit. »

Ces éléments restent, à ce stade, des affirmations de la défense et du parti d’Alain-Claude Bilie-By-Nze. La question de la prescription fait elle-même débat entre juristes : ses avocats la situent en 2011, tandis que la cour d’appel de Libreville a rejeté, début juin, la demande de nullité de la procédure fondée notamment sur cet argument.

Séparation des pouvoirs ou dépendance institutionnelle : un débat contradictoire

Sur ce point, les deux camps s’opposent frontalement. Interrogé par France 24, le président Oligui Nguema a défendu l’indépendance de la justice gabonaise et écarté toute intervention de l’exécutif : « je n’ai rien à voir, c’est une affaire privée. Elle ne me concerne pas », a-t-il déclaré, ajoutant que les observateurs étrangers appliquaient, selon lui, un double standard à l’Afrique sur la question de la séparation des pouvoirs.

Noël Biloghe Bi-Ndong conteste cette lecture en s’appuyant sur l’architecture institutionnelle du pays : « Alain-Claude Bilie-By-Nze a été kidnappé par un service, la DGR, qui répond directement du président de la République. Alain-Claude Bilie-By-Nze est poursuivi par les procureurs de la République qui sont sous l’autorité du ministre de la Justice, donc de l’exécutif. Alain-Claude Bilie-By-Nze est aujourd’hui maintenu en détention par des juges qui sont nommés par le Conseil supérieur de la magistrature, qui est présidé par le président du Gabon. » Il situe cette configuration dans une continuité qu’il juge plus large : « ça a toujours été le cas. D’ailleurs, c’est ce que nous dénonçons. On nous a promis une rupture. Là, on est dans la continuité. » Et conclut : « la justice n’était pas indépendante avant, elle ne l’est toujours pas. »

Il faut noter que cette architecture institutionnelle — nomination des magistrats par un Conseil supérieur de la magistrature présidé par le chef de l’État, procureurs placés sous l’autorité du ministère de la Justice — n’est pas propre au Gabon et existe, sous des formes variées, dans plusieurs systèmes judiciaires, y compris en France. Le débat porte donc moins sur l’existence de ces liens institutionnels que sur l’usage qui en est fait dans ce dossier précis — un point sur lequel les versions des deux parties restent, en l’état, irréconciliables.

Sur les perspectives judiciaires, Noël Biloghe Bi-Ndong reste mesuré : « je veux être optimiste. Je veux bien qu’un juge, un jour, se rappelle de ses cours de droit. Mais on commence à désespérer. Là, l’affaire est au niveau de la Cour de cassation. »

Une stratégie tournée vers l’international

Le parti d’Alain-Claude Bilie-By-Nze indique vouloir porter le dossier au-delà des frontières gabonaises : « nous nous retournons beaucoup plus vers l’international. » Noël Biloghe Bi-Ndong met en avant un argument de calendrier : « comment il peut être reçu en France le lendemain du 14 juillet, parce qu’il arrive le 20 juillet là, on va lui dérouler le tapis rouge. » Cette visite officielle, si elle a bien lieu, s’inscrirait dans la continuité des relations diplomatiques entre les deux pays, Emmanuel Macron ayant lui-même été reçu à Libreville en novembre 2025 ; elle ne préjuge pas, en soi, d’une position française sur le dossier judiciaire en cours.

Sur une éventuelle amnistie, la position de l’EPG est également sans ambiguïté : « nous ne demandons pas ça. On ne va pas demander une amnistie pour quelqu’un qui n’a rien à se reprocher. » Noël Biloghe Bi-Ndong formule une seule demande : « qu’on fasse un procès équitable, qu’on fasse respecter les droits de la défense. » Il qualifie le dossier de « affaire politique, édictée par une seule personne, qui n’aime pas la contradiction, qui met en prison toute voix discordante » — une caractérisation que les autorités gabonaises, de leur côté, rejettent, en insistant sur le caractère strictement judiciaire de la procédure et sur l’égalité de tous devant la loi, quelle que soit la fonction occupée par le passé.

Deux versions, une même échéance

Le dossier Bilie-By-Nze oppose donc deux récits difficilement conciliables : celui d’un pouvoir qui affirme appliquer le droit sans considération de la fonction passée de l’accusé, et celui d’une opposition qui y voit une procédure instrumentalisée pour neutraliser une voix critique. Les prochaines étapes judiciaires — décision de la Cour de cassation, éventuelle ouverture d’un procès sur le fond — permettront de vérifier laquelle de ces deux lectures résiste le mieux à l’épreuve des faits. En attendant, la visite du président Oligui Nguema à Paris, si elle se confirme le 20 juillet, sera scrutée par les deux camps comme un indicateur de la place que les partenaires internationaux du Gabon entendent accorder à ce dossier.

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/hlw8
Partage30Tweet19EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

Gabon : la scission de la SEEG, un scénario déjà vu avec l’ancien Office des Postes et Télécommunications ?

par Arnaud Mbeng Edou
30 juin 2026
0

Réuni au Palais du Bord de mer, sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a adopté deux projets de loi entérinant la scission...

Ongoundou Loundah à Bilie-By-Nze : « Les barreaux peuvent retenir un corps, ils n’emprisonnent jamais une conscience »

par ANDREA MOUKOUAMA
29 juin 2026
0

S'adressant directement à son cadet, qu'il appelle « mon cher petit frère », Michel Ongoundou Loundah explique avoir longtemps défendu des principes généraux avant de franchir un cap....

Quand la diaspora gabonaise en France tente de forcer Paris à sortir de sa réserve diplomatique

par Arnaud Mbeng Edou
29 juin 2026
0

À quelques semaines de la visite d'État annoncée du président Brice Clotaire Oligui Nguema à Paris en juillet 2026, où il doit être reçu par le président français...

Après le discours d’Oligui Nguema, les députés réclament des réponses au gouvernement

par ANDREA MOUKOUAMA
29 juin 2026
0

Les principales interpellations ont visé le ministre des Finances, de la Dette et des Participations chargé de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko, ainsi que la...

Dette publique : quand l’alerte de Ntoutoume Ayi fragilise le récit officiel sur la santé des finances publiques

par Arnaud Mbeng Edou
29 juin 2026
0

C'est dans ce climat de relative sérénité affichée par l'exécutif que le constat dressé quelques jours plus tard par Jean Gaspard Ntoutoume Ayi a fait l'effet d'un coup...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1081 partages
    Partage 432 Tweet 270
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    734 partages
    Partage 294 Tweet 184
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    715 partages
    Partage 286 Tweet 179
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    672 partages
    Partage 269 Tweet 168
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    597 partages
    Partage 239 Tweet 149
Le Confidentiel du Gabon

Ni juges, ni partis, nis soumis : nous sommes Le Confidentiel

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Budget 2027 : Jean Gaspard Ntoutoume Ayi alerte sur une situation financière “catastrophique” 27 juin 2026
Nouveau sélectionneur des Panthères : Darneau Essia Ndong dénonce une diversion de la FEGAFOOT 25 juin 2026
Affaire Bilie-By-Nze : l’article 96 du Code de procédure pénale peut-il faire vaciller toute l’instruction ? 23 mai 2026
Projet de Loi de Finances Rectificative 2026 : le Gabon entre dans l’ère de l’austérité négociée avec le FMI 23 mai 2026
Affaire Bilie-By-Nze : Me Gisèle Eyue Bekale annonce une saisine de la Cour de cassation 15 mai 2026
Next
Prev

Telephone: 066275628
Telephone: 074841694
Email: contact@leconfidentiel.ga

Pour ou contre un procès du président déchu Ali Bongo Ondimba déposé par les forces de défense et de sécurité le 30 août 2023 ?

  • Qui Sommes-Nous ?
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 
  • Contactez-Nous
  • La rédaction

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Publi-reportage
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
×