Un anniversaire célébré à plusieurs voix. Pour marquer sa première année d’existence, un peu plus d’un an après sa création à Libreville en juillet 2025, l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) ne s’est pas limitée au territoire national. Le parti fondé par Brice Clotaire Oligui Nguema a soufflé sa première bougie au sein de ses délégations réparties dans plusieurs capitales, africaines comme occidentales. De la France aux États-Unis, en passant par la Chine, le Maroc, l’Afrique du Sud, la Tunisie, la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal, la commémoration a essaimé bien au-delà des bases du parti, là où sa diaspora s’est organisée.
Pour le vice-président chargé de la diaspora, Firmin-Maurice Nguema, Paris aura fait office d’épicentre de l’organisation au niveau occidental. Le responsable a ensuite fait escale dans le royaume chérifien. En marge de son séjour au Maroc, il a pris part, samedi 8 août, à la célébration locale du premier anniversaire, aux côtés des militants, en sa qualité de vice-président en charge de la diaspora. L’occasion, aussi, de reprendre en main le pôle de la formation politique du parti sur place.
Pour Firmin-Maurice Nguema, le fil conducteur de ce déplacement tient en deux mots : rassemblement et inclusivité. « Le message le plus important est celui du rassemblement et de l’inclusivité prôné par le président fondateur du parti, son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema », at-il déclaré, en écho à la devise maison, inclusivité, développement, félicité.
Au-delà des discours, le responsable a fixé un cap. Celui du congrès ordinaire annoncé pour novembre. « C’était de rappeler aux uns et aux autres le travail que nous devons abattre à la veille du congrès ordinaire qui se tiendra au mois de novembre, et pour lequel j’invite les uns et les autres à fournir d’importantes contributions dans le cadre du réajustement du parti au niveau de la diaspora », a-t-il précisé.
L’enjeu, désormais, dépasse la commémoration. Il s’agit de consolider l’ancrage de l’UDB au Maroc. Le vice-président y insiste sur la discipline interne. L’UDB étant, selon lui, une organisation structurée, chacun doit connaître son rôle et respecter les responsabilités des autres, afin d’éviter les chevauchements et les incompréhensions.
La célébration a aussi laissé filtrer quelques attentes. Certains militants ont exprimé leurs préoccupations. Parmi elles, le souhait de voir le président fondateur se rendre en personne au Maroc. Une demande à laquelle le vice-président a opposé des mots d’apaisement. « Nous les avons rassurés que le parti ne les a pas abandonnés, que nous ne les avons pas abandonnés. Pour preuve, nous sommes là ce jour », a-t-il affirmé, assurant que les militants du royaume ne sont « pas seuls » et que des aînés veillent sur place à leur encadrement.
Reste l’échéance de novembre. Le congrès ordinaire se profile comme un rendez-vous majeur pour l’UDB, une étape au cours de laquelle des ajustements pourraient être apportés au fonctionnement du parti, en particulier au niveau de la diaspora. Les militants sont invités à nourrir les réflexions préparatoires et à faire remonter les préoccupations du terrain.
Des délégations mobilisées d’un continent à l’autre, un cap fixé pour novembre : à un an, l’UDB entend prouver qu’elle existe déjà bien au-delà des frontières gabonaises.







