• Portrait
  • Société et culture
  • Sports
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Accueil
  • Actualités
  • Les coulisses du pouvoir
  • Business & réseaux
  • Nominations
  • Cold case
  • Le Brief du Jour
  • Qui Sommes-Nous ?
Le Confidentiel du Gabon
  • Accueil
  • Actualités
  • Les coulisses du pouvoir
  • Business & réseaux
  • Nominations
  • Cold case
  • Le Brief du Jour
  • Qui Sommes-Nous ?
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

Gabon : Les victimes de 2016 manifestent leur désarroi face au départ l’exil de Sylvia, Noureddine et Ali Bongo et réclament justice

Au lendemain du départ controversé d'Ali Bongo, de son épouse Sylvia et de leur fils Noureddine pour l’Angola, l'association Réconciliation, voix des victimes des violences post-électorales de 2016, a organisé une protestation pacifique poignante devant le ministère de la Justice. Ces Gabonais, marqués à vie par les événements tragiques d'il y a huit ans, expriment leur profonde désolation et réclament avec force justice et réparation, se sentant doublement lésés par le sort réservé à l'ancienne famille présidentielle.

Arnaud Mbeng Edou par Arnaud Mbeng Edou
20 mai 2025
dans Actualités, Cold case, Les coulisses du pouvoir
Gabon : Les victimes de 2016 manifestent leur désarroi face au départ l’exil de Sylvia, Noureddine et Ali Bongo et réclament justice, photo DR.

Gabon : Les victimes de 2016 manifestent leur désarroi face au départ l’exil de Sylvia, Noureddine et Ali Bongo et réclament justice, photo DR.

Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

Des témoignages poignants de souffrance et d’injustice

Aïcha Claudine Tsoumbou, la présidente de l’association Réconciliation, a pris la parole avec une émotion palpable, dénonçant avec véhémence la décision du ministère de la Justice. “Nous sommes là pour exprimer notre désolation, notre indignation par rapport à la prise de décision venant du ministère de la Justice,” a-t-elle déclaré, soulignant que les ordres de laisser partir l’ex-famille Bongo émaneraient des plus hautes sphères de l’État. Elle a rappelé avec douleur que les membres de son association sont des “Gabonais qui ont été assassinés, volontairement assassinés par l’armée gabonaise,” affirmant détenir des preuves de ces actes.

A Lire Egalement

« De la terre à l’industrie : Le plaidoyer de Cyril Ondzigui pour l’or rouge africain »

Finances de la CEMAC : Analyse d’un déficit de recouvrement de 263 milliards de FCFA

Gabon – Projet CNSS-CNAMGS : Ce que disent réellement les chiffres du contrat avec CLIKAFRIK

Tsoumbou a ensuite mis en lumière la détresse physique et psychologique des victimes, évoquant le cas d’Eyi Bekale, contraint de vivre avec un fragment métallique dans le corps depuis 2016, conséquence directe des tirs lors des violences. “Depuis 2023 on se plaint, le président (Ndlr : Brice Clotaire Oligui Nguema) n’a jamais trouvé utile et nécessaire et urgent d’emmener celui-là à l’hôpital,” a-t-elle déploré. Elle a également mentionné d’autres victimes portant des balles et celles ayant perdu des proches. “Nous avons besoin d’un psychologue. Nous avons besoin de pleurer nos morts. Nous avons besoin de la vérité en urgence.”

Jamal, une autre victime présente, a partagé son propre calvaire, racontant avoir été touché par deux balles en 2016, lui laissant des séquelles physiques persistantes. “Ce qui nous amène aujourd’hui à vous appeler, c’est parce que c’en est de trop,” a-t-il affirmé avec une voix empreinte de lassitude. Il s’est interrogé sur la logique d’autoriser le départ de ceux qui étaient au pouvoir au moment des faits, tandis que les victimes continuent de souffrir sans reconnaissance ni soutien adéquat.

Le témoignage poignant de César Mavioga, vice-président de l’association, a ajouté une dimension tragique à cette protestation. Il a raconté la perte de son fils et de son petit-fils en 2016, abattus alors qu’ils n’étaient pas impliqués dans les manifestations. “On a tué mon fils devant la maison,” a-t-il déclaré avec une douleur vive. Mavioga a dénoncé l’inertie de la justice face à leur plainte et le sentiment d’être ignorés par les nouvelles autorités. “Nous avons demandé au chef de l’État, chef de la transition, président de la transition, nous avons demandé à le rencontrer. Il n’a pas dénié de nous rencontrer. Parce que nous sommes des moutons.” Il s’est interrogé amèrement sur le sens du “coup de libération,” se demandant si celui-ci n’a profité qu’à l’ancienne famille présidentielle.

Hortense Mengue Messa a livré un récit déchirant du décès de son jeune frère, tué “délibérément devant la maison.” Elle a dénoncé le manque de reconnaissance officielle des victimes et l’existence d’une “justice à double vitesse.” Elle a témoigné en sanglots lorsqu’elle a évoqué les difficultés rencontrées pour récupérer le corps de son frère et la menace des “escadrons de la mort.” Elle a également souligné l’injustice de la libération de Sylvia et Noureddine Bongo pour raisons de santé, alors que d’autres victimes, malades et blessées, avaient été maintenues en prison.

Emmanuel Moussounda a brièvement montré les balles toujours logées dans ses pieds depuis 2016, témoignant des souffrances physiques quotidiennes qu’il endure sans avoir jamais été opéré.

Un appel désespéré à l’écoute et à l’action

Le secrétaire général de l’association a conclu en exprimant l’“abasourdissement” des victimes face à la “légèreté” avec laquelle des décisions cruciales sont prises. Il a souligné leur inquiétude de voir “le bourreau” en liberté. “Nous sommes meurtris,” a-t-il déclaré. Il a rappelé l’espoir suscité par le coup d’État et la déception de constater une “continuité” dans le traitement de leur dossier. “Qu’en est-il de ces personnes qui ont des corps étrangers dans leur chair, qui souffrent depuis 9 ans, avec des risques de métastase et des risques cancérigène ? Donc c’est M. Noureddine, Mme Sylvia et M. Ali Bongo qui sont plus importants que nous ? Non, aux yeux de la justice, nous sommes tous égaux.”

Les victimes ont lancé un appel poignant au président de la République, lui demandant de les écouter et d’agir concrètement pour soulager leurs souffrances et reconnaître le préjudice subi. Ils ont insisté sur le fait que les moyens financiers existent et qu’il ne manque que la volonté politique pour leur apporter un soutien médical et psychologique indispensable. Leur message était clair : leur silence a assez duré, et ils continueront à se battre pour obtenir la justice et la réparation qu’ils méritent.

Le nouveau régime apportera-t-il enfin une réponse à leurs attentes ? La mise en place d’une commission vérité, justice et réconciliation figurait parmi les promesses de campagne de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, qui a perdu l’élection présidentielle du 12 avril face à Brice Clotaire Oligui Nguema.

Avec Gabonactu

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/gr58
Partage32Tweet20EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

« De la terre à l’industrie : Le plaidoyer de Cyril Ondzigui pour l’or rouge africain »

par Loïc Edzang
11 février 2026
0

Après trois ans dans le secteur agroalimentaire, quel regard portez-vous sur la filière du palmier à huile en Afrique ? Cyril Ondzigui : Après trois ans d’expérience sur...

Finances de la CEMAC : Analyse d’un déficit de recouvrement de 263 milliards de FCFA

par Arnaud Mbeng Edou
11 février 2026
0

Le 6 avril dernier, Balthazar Ngonga Ejo a annoncé la suspension provisoire des activités de la Commission, officiellement motivée par un défaut de liquidités. Pourtant, l'analyse des données...

Gabon – Projet CNSS-CNAMGS : Ce que disent réellement les chiffres du contrat avec CLIKAFRIK

par ANDREA MOUKOUAMA
10 février 2026
0

Derrière la bataille de chiffres qui agite l'opinion, la modernisation des caisses de sécurité sociale gabonaises cache une réalité contractuelle bien plus complexe que les bruits de couloir....

CEMAC | Balthazar Engonga : le silence de Brazzaville comme désaveu ?

par ANDREA MOUKOUAMA
10 février 2026
0

Le malaise diplomatique grandit. Arrivé samedi à Brazzaville, le président de la Commission, l'Équato-Guinéen Balthazar Engonga Edjo, n'a toujours pas été reçu par Denis Sassou Nguesso ce mardi....

Gabon – Ali Bongo : un anniversaire dans l’anonymat des rues de Paris ?

par Arnaud Mbeng Edou
10 février 2026
0

Hier, le 9 février, Ali Bongo Ondimba célébrait son 67e anniversaire. Un événement qui, il y a encore deux ans, aurait donné lieu à des festivités au Palais...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1075 partages
    Partage 430 Tweet 269
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    724 partages
    Partage 290 Tweet 181
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    711 partages
    Partage 284 Tweet 178
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    666 partages
    Partage 266 Tweet 167
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    594 partages
    Partage 238 Tweet 149

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Gabon : quand la « culture Perenco » métastase tout le secteur pétrolier 29 janvier 2026
Accord Gabon-FMI : pourquoi les marchés réagissent positivement 26 janvier 2026
Gabon – FMI : programme de croissance économique ou programme d’ajustement structurel ? 26 janvier 2026
Sommet de la CEMAC : Quand le Gabon opère un virage économique au forceps 23 janvier 2026
Gabon – De Christiane Bitougat à Bilie-By-Nze : Les voix s’unissent pour exiger la libération de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo 21 janvier 2026
Next
Prev

© 2021 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Accueil
  • Le Brief du Jour
  • Actualités
  • Business & réseaux
  • Les coulisses du pouvoir
  • Cold case
  • Nominations
  • Portrait
  • Infox
  • Société et culture
  • Sports
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous

© 2021 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

WP Popups

Add you text in here

×
×