La conférence de presse organisée vendredi 3 juillet à l’Hôtel Impérial de Libreville devait permettre à la Coalition pour le Salut du Football Gabonais (CSFG) de clarifier sa position après l’intervention de la FIFA et de faire le point sur les prochaines étapes du dossier de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot). Mais, au-delà des déclarations de ses responsables, c’est surtout une absence qui a retenu l’attention.
Ni Gabin Mintsa, ni le Dr Axel Nguema, ni Darneau Essia Ndong n’ont pris part à cette rencontre avec les médias. Les trois hommes, dont les candidatures avaient été rejetées avant l’élection initialement prévue le 18 avril 2025, comptaient pourtant parmi les figures les plus visibles de la contestation du processus électoral.
Cette absence collective soulève de nombreuses questions. S’agit-il d’un simple concours de circonstances ou révèle-t-elle des désaccords plus profonds au sein de la coalition ? Depuis sa création, la CSFG s’était construite autour de deux revendications : obtenir l’annulation du processus électoral contesté et imposer la mise en place d’un comité de normalisation pour réorganiser la gouvernance du football gabonais.
Le premier objectif semble aujourd’hui en bonne voie, avec la suspension du processus électoral. En revanche, le second apparaît plus complexe si les différentes composantes de la coalition peinent à afficher une position commune.
En coulisses, les spéculations se multiplient. Plusieurs sources évoquent des rivalités de leadership entre certaines figures de la CSFG. D’autres affirment que des contacts auraient été noués entre certains candidats recalés et le comité exécutif sortant de la Fégafoot. L’hypothèse d’une intégration de certains d’entre eux au sein du futur comité exécutif circule également dans les milieux du football gabonais. À ce stade, aucune de ces informations n’a toutefois fait l’objet d’une confirmation officielle.
Cette séquence rappelle surtout que la bataille pour le contrôle de la Fédération gabonaise de football est loin d’être terminée. Après la suspension du processus électoral, l’attention se porte désormais sur les décisions à venir : la fixation de la nouvelle date du scrutin, les modalités de son organisation, la composition de la commission électorale et celle du collège électoral. Autant de paramètres qui détermineront l’équilibre des forces dans une élection qui s’annonce, plus que jamais, décisive pour l’avenir du football gabonais.







