Sa dernière sortie en date : une séance de travail avec les directeurs techniques du Grand Libreville, réunissant les responsables des sous-ligues d’Akanda, d’Owendo et de Libreville, ainsi que le directeur technique provincial. Loin d’une simple visite de courtoisie, la rencontre avait un objectif précis. « Présenter mon projet sur la structuration de la Direction technique nationale, sur la création des écoles nationales de football et sur la réforme des compétitions des jeunes », a-t-il expliqué.
L’échange a également été l’occasion, selon ses mots, de « remercier les vrais acteurs du terrain pour cette belle saison sportive », notamment autour de l’organisation des championnats des jeunes au niveau des sous-ligues.
Une stratégie de fond plutôt qu’une campagne déclarée
Aucune annonce officielle de candidature, aucune communication tonitruante : Darneau Essia Ndong avance par petites touches, multipliant les rencontres techniques et les déplacements de terrain, notamment via sa structure Momentum Academy. Une méthode qui détonne avec les candidatures de dernière minute, souvent peu connectées aux réalités du football de base.
L’enjeu calendaire n’est pourtant pas anodin. La prochaine élection à la présidence de la Fegafoot est attendue au plus tard en décembre 2026. Dans cette perspective, la période actuelle prend une dimension stratégique : ceux qui attendront le coup d’envoi officiel de la campagne pour se faire connaître pourraient se retrouver en retard sur des candidats déjà ancrés dans le paysage.
Construire une crédibilité avant de la revendiquer
Le pari de Darneau Essia Ndong semble être celui d’une gouvernance « moins déclarative, plus opérationnelle », fondée sur les besoins concrets des entraîneurs, des académies et des sélections provinciales plutôt que sur les seuls discours de tribune.
Reste une question centrale : cette accumulation d’actions de terrain suffira-t-elle à transformer une présence discrète en candidature lisible et audible ? Car si l’ancrage technique constitue un socle, une élection fédérale se gagne aussi dans l’arène publique, par la capacité à convaincre au-delà du cercle des initiés. L’étape suivante, pour Darneau Essia Ndong, sera précisément celle-là : sortir de l’ombre pour entrer pleinement dans le débat.







