C’est à un exercice aussi utile que rarement enseigné que VAALCO Gabon a convié une centaine de chefs d’entreprise, le 24 juillet à Port-Gentil : comprendre, de l’intérieur, la mécanique des appels d’offres pétroliers. Cadre réglementaire et exigences de conformité, lecture d’un dossier de consultation, procédure de référencement des fournisseurs, la journée a permis aux participants de se familiariser avec les codes d’un marché exigeant, souvent perçu comme inaccessible par les PME nationales faute d’en maîtriser les prérequis techniques.
L’opérateur inscrit la démarche dans sa politique de responsabilité sociétale et sa volonté de « renforcer le tissu économique local ». « Cette formation est l’opportunité de bâtir un partenariat durable en ligne avec notre valeur de respect des fournisseurs locaux », souligne Kathleen Koumba Nzamba épouse Ondo, responsable des contrats de VAALCO Gabon. Une orientation qui rejoint les priorités affichées par les autorités issues de la transition, lesquelles ont fait de l’émergence d’un secteur privé local et de la souveraineté économique des axes structurants de leur action.
Un chantier national auquel les opérateurs sont associés
Le contenu local constitue, au Gabon comme ailleurs dans le golfe de Guinée, un enjeu de premier plan. Le décret 232 de 2021 invite les sociétés du secteur à associer les entreprises autochtones à la sous-traitance et à former du personnel national aux métiers des hydrocarbures. La marge de progression demeure réelle : lors d’un récent plaidoyer, la Confédération patronale gabonaise rappelait la faible part encore occupée par les entreprises nationales dans la chaîne de valeur pétrolière, et le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, en reconnaissait lui-même l’ampleur.
C’est précisément sur ce terrain que se situe l’initiative de Port-Gentil. En agissant sur les compétences, VAALCO s’attaque à l’un des freins les plus concrets à la participation des PME : la capacité à constituer un dossier conforme et à répondre aux critères d’évaluation techniques et commerciaux. Autant de préalables sans lesquels aucune candidature ne peut aboutir, et que la formation entend rendre accessibles.
Un engagement de long terme
Présente au Gabon depuis 2002, VAALCO a obtenu la prolongation de son contrat de partage de production sur Étame-Marin et poursuit une campagne de forage destinée à prolonger la vie de ce champ offshore historique. Dans cette perspective de long terme, l’entreprise mise sur un écosystème de fournisseurs locaux solide, condition d’une activité durablement ancrée dans le territoire. La formation dispensée aux entrepreneurs gabonais participe de cette logique de partenariat, où l’intérêt de l’opérateur et celui du tissu économique national convergent.
L’enjeu, désormais, sera d’inscrire cette dynamique dans la durée, en transformant les acquis de la journée en opportunités effectives d’affaires. VAALCO Gabon affirme vouloir bâtir un partenariat durable avec ses fournisseurs. Le rendez-vous de Port-Gentil en pose les premières pierres et esquisse un modèle de collaboration dont le secteur, et l’économie gabonaise, ont tout à gagner.







