Le feu n’aura pas eu le dernier mot sur la rentrée. Au lendemain du sinistre qui a frappé le lycée Daniel Kosse de Booué, dans l’Ogooué-Ivindo, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique a rendu public, samedi 6 septembre depuis Libreville, un communiqué détaillant sa riposte. Signé de la ministre d’État Camelia Ntoutoume-Leclercq, le texte arrête un bilan officiel et une série de mesures destinées à préserver l’année scolaire 2026-2027.
Un bâtiment entier parti en fumée, aucune victime
Selon le ministère, l’incendie s’est déclaré le samedi 5 septembre vers 17 heures et a entraîné la destruction totale d’un bâtiment de cinq pièces — trois salles de classe et deux bureaux. À la charpente, à la toiture et au plafond s’ajoute un lourd bilan matériel : 120 tables-bancs, cinq bureaux, trois ordinateurs et trois tableaux noirs ont été emportés par les flammes. Le communiqué insiste toutefois sur l’essentiel : aucune victime ni blessé n’est à déplorer. Ces éléments officiels précisent les premières informations recueillies localement, qui évoquaient un sinistre de la veille et un décompte légèrement différent.
Le double flux pour tenir le jour de la rentrée
Volet le plus immédiat, le dispositif pédagogique. Pour absorber la perte des salles, le ministère annonce l’instauration d’un système de double flux dans les vingt et une salles restantes, effectif dès ce lundi 7 septembre. Concrètement, les mêmes locaux accueilleront les élèves par rotation, le temps de rétablir la capacité d’accueil de l’établissement. C’est cette organisation qui doit permettre de maintenir la rentrée à la date prévue.
Reconstruction et audit national annoncés
Sur le plan des infrastructures, une évaluation d’urgence a été lancée ; la reconstruction du bâtiment détruit ne débutera qu’une fois remis le rapport technique, indique le communiqué, sans calendrier chiffré à ce stade. Le ministère élargit enfin sa réponse à l’ensemble du territoire, avec l’annonce d’un audit et d’un renforcement des dispositifs de prévention contre les incendies dans tous les établissements du pays — une manière d’inscrire l’incident de Booué dans une préoccupation plus large de sécurité du bâti scolaire.
En rassurant parents et communauté éducative, le ministère referme, sur le papier, la parenthèse ouverte par les flammes. Restera à vérifier, dans les semaines à venir, que le double flux tient ses promesses et que la reconstruction annoncée ne s’éternise pas.







