• Login
Le Confidentiel du Gabon
S'abonner
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Le Confidentiel du Gabon
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

Gabon – Violences post-électorales de 2016 : le Quai d’Orsay accusé d’avoir saboté une enquête pour « crimes contre l’humanité »

Selon des révélations explosives publiées par le journal Marianne ce 5 mars 2026, le ministère des Affaires étrangères, dirigé à l'époque par Jean-Marc Ayrault, est soupçonné d'avoir sciemment saboté une enquête pour crimes contre l'humanité. Ces exactions auraient été commises lors des violences post-électorales de 2016, opposant le président sortant Ali Bongo Ondimba à son principal challenger, Jean Ping, ancien président de la Commission de l'Union africaine. L'enquête de Marianne décrit une administration française engagée dans une véritable stratégie de dissimulation de preuves — photographies, vidéo et témoignages à l'appui — pour protéger le régime d'Ali Bongo Ondimba et d'obscurs conseillers français impliqués dans la répression sanglante.

Arnaud Mbeng Edou par Arnaud Mbeng Edou
5 mars 2026
dans Actualités, Flash Infos, Gouvernance
Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

À Libreville, si la tragédie a été largement documentée par l’opposition et la société civile, et que des familles réclament toujours leurs disparus, le silence judiciaire a longtemps été la règle. Le régime déchu d’Ali Bongo a toujours nié les massacres. Plus troublant encore, plusieurs figures de l’opposition qui dénonçaient autrefois l’existence de charniers occupent aujourd’hui des postes clés au sein du nouveau pouvoir issu du coup d’État, mais semblent avoir mis ce dossier sous le coude.

A Lire Egalement

Grand-Croix du CAMES : ce qu’il faut savoir sur la distinction reçue par Oligui Nguema

Démocratie : le Gabon salué comme l’une des rares bonnes nouvelles mondiales par l’institut V-Dem

CNSS – « Nous ne réclamons aucun privilège » : un retraité gabonais dénonce le calvaire de sa pension suspendue

En ce sens, les révélations de Marianne marquent une brèche majeure vers la vérité. Le nombre de morts a toujours fait débat et continue de le faire, près de neuf ans après les faits. Si le régime d’Ali Bongo a toujours fait état de huit morts, l’opposition a toujours évoqué des charniers cachés. Mais au-delà des chiffres, une chose est certaine : même un mort était un mort de trop, trente-cinq ans après le retour du multipartisme.

Le 31 août 2016, des milliers de sympathisants et de cadres de l’opposition s’étaient alors massés au quartier général de Jean Ping, situé aux Charbonnages, à proximité immédiate de l’ambassade de Guinée équatoriale. Ce qui devait être une veille démocratique a sombré dans l’horreur absolue dès l’annonce de la victoire contestée d’Ali Bongo.

Selon Marianne, des notes internes de Rémi Maréchaux, alors directeur Afrique, documentaient l’usage de mitrailleuses lourdes depuis des hélicoptères contre le QG de l’opposition, parallèlement aux assauts au sol menés par des escadrons de la mort cagoulés. Pourtant, lorsque l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) a sollicité le ministère en 2020, la hiérarchie diplomatique a délibérément choisi la voie de l’obstruction.

Le mécanisme de cette entrave judiciaire a été froidement orchestré. Nicolas Roche, alors directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian, a suggéré de privilégier l’analyse des « conséquences politiques » avant toute coopération avec la justice. Sur un inventaire de 315 documents pertinents et non classifiés, le ministère a opéré un tri arbitraire, classant les pièces par codes couleurs selon leur dangerosité diplomatique. Au final, seuls 35 documents ont été transmis, après avoir été personnellement validés par Christophe Bigot, un ancien de la DGSE alors aux commandes de la direction Afrique.

Parmi les pièces que le Quai d’Orsay a tenté d’étouffer figurent des témoignages accablants recueillis par les services consulaires français, détaillant des fraudes massives et un assaut prémédité dès l’après-midi du 31 août. Des photographies insoutenables, consultées par Marianne, témoignent de la violence inouïe de cette nuit : des corps disloqués dans des mares de sang et des victimes nues gisant sous le regard d’hommes en treillis.

L’enjeu de cette omerta dépasse la simple diplomatie ; elle semble viser la protection de ressortissants français directement impliqués dans ces exécutions sommaires. Parmi eux figurent un ancien officier de l’Armée de terre agissant sous le nom de code « 02 » comme numéro deux du renseignement gabonais, ainsi que deux anciens légionnaires chargés de la sécurité présidentielle. La plainte déposée évoque également la responsabilité de Frédéric Bongo, frère du président et détenteur de la double nationalité. Les récits sont atroces, relatant notamment le viol collectif d’une jeune femme par des hommes en tenue avant son exécution d’une balle dans la nuque.

Cette dérive éthique a fini par fracturer le ministère de l’Intérieur et le Quai d’Orsay. Dès 2021, le Service des affaires juridiques alertait sur l’illégalité flagrante de ce refus de coopérer, s’inquiétant de l’image d’un État couvrant des crimes contre l’humanité. Face à ce mur de silence, un agent du ministère a fini par briser l’omerta en saisissant la procureure Laure Beccuau. Ce signalement a débouché sur une plainte officielle pour entrave à la justice déposée le 11 septembre 2025.

Malgré le mutisme officiel, le limogeage brutal de Christophe Bigot en décembre 2023 et la chute d’Ali Bongo n’ont pas suffi à enterrer le scandale. L’instruction judiciaire se poursuit, désormais lestée d’une certitude accablante : celle d’une diplomatie française qui a préféré sacrifier la justice internationale sur l’autel de ses réseaux africains.

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/i9ae
Partage33Tweet21EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

Grand-Croix du CAMES : ce qu’il faut savoir sur la distinction reçue par Oligui Nguema

par Arnaud Mbeng Edou
24 juin 2026
0

Le CAMES, qu'est-ce que c'est ? Le Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES) est une organisation intergouvernementale regroupant une vingtaine d'États francophones d'Afrique et l'île de...

Démocratie : le Gabon salué comme l’une des rares bonnes nouvelles mondiales par l’institut V-Dem

par ANDREA MOUKOUAMA
24 juin 2026
0

Dans son rapport annuel, l'institut suédois V-Dem, référence mondiale en matière d'évaluation démocratique qui scrute la situation de plus de 200 pays à partir de millions de données,...

CNSS – « Nous ne réclamons aucun privilège » : un retraité gabonais dénonce le calvaire de sa pension suspendue

par La rédaction
24 juin 2026
0

D'emblée, l'auteur rappelle ce que représente une pension pour celui qui l'a gagnée. « Pour beaucoup, une pension n'est qu'un chiffre inscrit sur un relevé bancaire. Pour un...

L’État ou la Loge : l’inévitable conflit de loyautés au Gabon

par La rédaction
23 juin 2026
0

Par Guilou Bitsutsu-Gielessen La question de la compatibilité entre l'engagement maçonnique et l'exercice des fonctions régaliennes est un vieux débat que l'actualité juridique française vient de projeter sous...

Boissons SOBRAGA : l’AGASA réfute toute alerte sanitaire et rappelle les conclusions d’un dossier clos depuis 2025

par Loïc Edzang
23 juin 2026
0

Alors que plusieurs publications virales présentent l'affaire comme une révélation récente mettant en cause la qualité sanitaire de certaines boissons fabriquées au Gabon, l'AGASA dénonce une réactivation d'un...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1081 partages
    Partage 432 Tweet 270
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    734 partages
    Partage 294 Tweet 184
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    715 partages
    Partage 286 Tweet 179
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    672 partages
    Partage 269 Tweet 168
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    597 partages
    Partage 239 Tweet 149
Le Confidentiel du Gabon

Ni juges, ni partis, nis soumis : nous sommes Le Confidentiel

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Affaire Bilie-By-Nze : l’article 96 du Code de procédure pénale peut-il faire vaciller toute l’instruction ? 23 mai 2026
Projet de Loi de Finances Rectificative 2026 : le Gabon entre dans l’ère de l’austérité négociée avec le FMI 23 mai 2026
Affaire Bilie-By-Nze : Me Gisèle Eyue Bekale annonce une saisine de la Cour de cassation 15 mai 2026
État de la Nation : Oligui Nguema bientôt devant le Parlement ? 4 mai 2026
Détention d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : Me Sarah Ognyane dénonce une procédure « disproportionnée » 17 avril 2026
Next
Prev

Telephone: 066275628
Telephone: 074841694
Email: contact@leconfidentiel.ga

Pour ou contre un procès du président déchu Ali Bongo Ondimba déposé par les forces de défense et de sécurité le 30 août 2023 ?

  • Qui Sommes-Nous ?
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 
  • Contactez-Nous
  • La rédaction

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Publi-reportage
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
×