Les principales interpellations ont visé le ministre des Finances, de la Dette et des Participations chargé de la Lutte contre la vie chère, Thierry Minko, ainsi que la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono.
Selon le compte rendu de l’Assemblée nationale, David Labaye, Judith Justine Lekogo, Albertine Maganga Moussavou, Chantal Myboto épouse Gondjout, Jean-François Ndongou, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi et Armelle Yembi Yembi née Doumalewa ont notamment demandé des éclaircissements sur la suspension des importations de poulet de chair à compter du 31 décembre 2026, les mesures d’accompagnement des producteurs nationaux, le soutien au secteur de la pêche, l’état d’avancement du projet GAB Pêche, les investissements routiers, ainsi que les solutions envisagées pour réduire les déficits persistants en eau potable et en électricité.
Les députés ont également interpellé le gouvernement sur la dette de la CNAMGS, la pression fiscale pesant sur les entreprises et les ménages, ainsi que sur l’impact de la volatilité des cours du pétrole sur les finances publiques.
Face à ces préoccupations, Thierry Minko a défendu la stratégie gouvernementale. Il a expliqué que la suspension des importations de poulet de chair répondait à l’objectif de bâtir une véritable filière nationale capable d’assurer, à terme, l’approvisionnement du marché gabonais. Le ministre a également indiqué que le projet GAB Pêche permettra d’identifier les acteurs de la filière afin de mieux les accompagner grâce à des mécanismes de financement adaptés. Il a enfin annoncé le renforcement des centres de multiplication des semences et la poursuite des investissements dans les filières agricole et halieutique.
Pour sa part, Louise Pierrette Mvono a réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir une planification rigoureuse des investissements publics. Selon elle, l’objectif demeure de concilier stabilité macroéconomique, efficacité de la dépense publique et amélioration des conditions de vie des populations.
Au-delà des réponses apportées par les ministres, cette séance a surtout montré que le discours sur l’état de la Nation n’a pas éteint les interrogations. Au contraire, les députés semblent désormais attendre des résultats plus que des annonces, sur des sujets qui touchent directement le quotidien des Gabonais : l’eau, l’électricité, le coût de la vie, l’emploi et la diversification de l’économie.







