C’est Mérès MABIALA, Directeur Général de la Planification, de l’Évaluation et des Partenariats, qui a présidé la séance en sa qualité de Responsable du Programme. Face à lui, le Dr Désiré ASSOUME ABAGA, directeur de l’établissement, a déroulé le bilan détaillé de l’utilisation des crédits d’État et des ressources propres de la structure. Un exercice de transparence budgétaire imposé par le ministère de la Santé, et voulu par les plus hautes autorités comme « un outil d’évaluation de la gouvernance des structures sanitaires » permettant d’« identifier les contraintes entravant la réalisation des activités hospitalières ».
Des spécialités médicales en sous-effectif
Premier signal d’alarme soulevé : « un déficit de personnel de santé dans certaines spécialités, préjudiciable à la continuité des soins ». Une lacune qui pèse directement sur la prise en charge des patients et compromet la fluidité du parcours de soins. Sans préciser les disciplines concernées, la direction a clairement signifié à la tutelle l’urgence d’y remédier, sous peine de voir l’hôpital perdre en attractivité et en efficacité.
Les Urgences en attente d’accréditation
Autre dossier en suspens : l’accréditation CNAMGS du service des Urgences. La direction souhaite cette reconnaissance afin d’« élargir l’accès aux soins pour les assurés ». En l’absence de ce précieux sésame, les assurés sociaux se heurtent à des obstacles administratifs pour accéder aux soins d’urgence, une revendication désormais centrale dans les négociations avec la tutelle.
Maternité, ambulances, transport : le quotidien sous tension
Le service de Maternité, lui, souffre d’« un manque récurrent de consommables », une situation qui, dans un établissement de référence, interroge sur la régularité des approvisionnements. À cela s’ajoutent deux problèmes de mobilité aux répercussions bien concrètes : « en l’absence de bus de transport, les agents peinent à rejoindre leur lieu de service », tandis que « la prise en charge des patients reste compromise par l’insuffisance de dotations en ambulances ».
La balle est dans le camp de la tutelle
Ces dysfonctionnements, désormais formellement consignés, appellent des réponses concrètes de la part des autorités de tutelle. Le Dialogue de Gestion n’est pas qu’un exercice comptable : il engage la responsabilité partagée de l’État et des gestionnaires dans l’amélioration de l’offre de soins. L’HCSGL a joué le jeu de la transparence. Reste à savoir si les arbitrages budgétaires à venir seront à la hauteur des besoins exprimés.
L’Hôpital de la Coopération Sino-Gabonaise de Libreville est un établissement public de santé dont le fonctionnement s’inscrit dans le cadre du partenariat sanitaire entre le Gabon et la Chine.







