• Login
Le Confidentiel du Gabon
S'abonner
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Le Confidentiel du Gabon
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Publi-reportage
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Le Confidentiel du Gabon
Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
Accueil Actualités

Fonds Bleu : Quand Oligui Nguema brise le tabou de la dépendance climatique africaine

Brice Clotaire Oligui Nguema a marqué les esprits à Brazzaville en refusant la posture habituelle de l'Afrique face à ses bailleurs climatiques. Une prise de position qui résonne bien au-delà des rives du Congo.

Arnaud Mbeng Edou par Arnaud Mbeng Edou
27 mai 2026
dans Actualités, Environnement, Grand Angle Environnement
Partager Sur FacebookPartager sur Twitter

Il y a des discours que l’on oublie sitôt prononcés, et d’autres qui déplacent quelque chose. Celui que Brice Clotaire Oligui Nguema a livré ce mardi devant les bailleurs de fonds réunis à Brazzaville appartient sans doute à la seconde catégorie. Invité dans le cadre de la première table ronde du Plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo — organisée en marge des 61es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement —, le chef de l’État gabonais a choisi de rompre avec une tradition aussi ancienne que les négociations climatiques elles-mêmes : celle de l’Afrique qui tend la main.

A Lire Egalement

Gabon 2025 : l’année où tout a failli basculer

FGIS : Charles Mba nommé président du Conseil d’administration

À Paris, le Gabon joue son entrée au capital d’Eramet

« Nous ne sollicitons pas une aide. Nous proposons un partenariat reposant sur des principes de confiance, de l’effet de levier par son attractivité et de durabilité. » Quelques mots, à peine. Mais dans la salle, leur portée n’a échappé à personne. En une phrase, le président gabonais venait de congédier des décennies de rhétorique victimaire pour lui substituer une logique de co-investissement, de réciprocité et de souveraineté assumée.

Le syndrome de la culpabilité inversée

Pour mesurer ce que représente cette rupture, il faut rappeler ce qu’est devenu, au fil des années, le rapport de l’Afrique aux financements climatiques internationaux. Continent le moins responsable du dérèglement climatique mondial, il en subit pourtant les conséquences les plus sévères. Face à cette injustice structurelle, les dirigeants africains ont longtemps adopté une posture défensive, oscillant entre la revendication morale et la supplique financière — sans jamais véritablement sortir du cadre imposé par les grandes puissances et les institutions multilatérales.

Oligui Nguema a choisi de nommer cette réalité sans détour : « Pendant trop longtemps, l’Afrique s’est vu demander de préserver davantage tout en se développant moins. Cette équation n’est plus soutenable. » Un constat que beaucoup partagent en coulisses, mais que peu osent formuler aussi clairement devant une assemblée de créanciers et de partenaires institutionnels. C’est précisément ce courage rhétorique — doublé d’une stratégie concrète — qui a donné à cette intervention une résonance particulière.

Le Bassin du Congo, carte maîtresse d’un nouveau rapport de force

Derrière la posture politique, il y a une réalité géophysique que le président gabonais a su habilement mettre en avant. Le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie, n’est pas seulement un patrimoine africain. C’est un régulateur climatique mondial, un réservoir de biodiversité unique et un actif stratégique dont la préservation conditionne en partie la stabilité du climat à l’échelle planétaire.

Or, jusqu’ici, ce sont les États riverains qui en ont assumé seuls le coût — économique, social et politique. En repositionnant cet écosystème comme un bien public mondial dont la conservation engage la responsabilité de l’ensemble de la communauté internationale, Oligui Nguema a opéré un renversement de perspective. Ce n’est plus l’Afrique qui doit se justifier de vouloir se développer. C’est le reste du monde qui doit s’expliquer de ne pas financer davantage ce qu’il consomme librement : la stabilité climatique que ces forêts produisent en silence.

Des forêts à valoriser, pas seulement à protéger

Mais le discours du président gabonais ne s’est pas arrêté à la dénonciation. Il a également tracé les contours d’une vision alternative, celle d’une Afrique qui ne choisit plus entre conservation et développement, mais qui transforme son capital naturel en levier de croissance inclusive.

Concrètement, le Gabon a inscrit quatre projets dans le portefeuille initial du Fonds Bleu : la gestion des conflits homme-faune, la restauration des mangroves, la valorisation des produits forestiers non ligneux et l’allocation durable des terres et des ressources en eau. Quatre chantiers qui s’inscrivent dans la vision portée par le Plan National de Croissance et de Développement 2026-2030, dont l’ambition centrale est d’engager le pays dans une transition progressive, loin du tout-extractif qui a longtemps structuré son économie.

Dans cette architecture, le secteur privé est appelé à jouer un rôle moteur. Non pas comme simple exécutant de politiques publiques, mais comme véritable co-constructeur d’un modèle économique où la forêt rapporte autant qu’elle protège — et où les communautés locales en sont les premières bénéficiaires.

Brazzaville comme tremplin diplomatique

Cette prise de parole à Brazzaville s’inscrit également dans une stratégie diplomatique plus large. En participant à ce qui constitue désormais l’un des principaux espaces africains de négociation climatique et financière, le Gabon renforce sa présence au sein des instances régionales — CEMAC, CEEAC, Commission Climat du Bassin du Congo — et prépare les prochaines batailles internationales : réforme de l’architecture financière mondiale, négociations des COP à venir, discussions sur la dette climatique.

Libreville ne se contente plus d’observer ces rendez-vous depuis les gradins. Il entend y peser, y proposer, y décider.

« L’histoire retiendra moins ce que nous aurons déclaré que ce que nous aurons financé »

Reste la question que personne n’a formulée à voix haute dans la salle, mais que tous avaient en tête : et après ? Car si le discours d’Oligui Nguema a marqué par sa clarté et son ambition, la véritable épreuve de vérité sera celle des actes. Les 5,32 milliards de dollars visés par le Fonds Bleu devront trouver preneurs dans un contexte international peu propice à la générosité multilatérale. Les 63 projets inscrits au portefeuille initial devront se concrétiser. Et les populations des 17 pays membres devront voir leur quotidien changer.

Le président gabonais semble en avoir pleinement conscience. Sa conclusion, formulée comme une mise en demeure adressée autant à ses pairs qu’à ses partenaires, résume à elle seule l’enjeu de cette nouvelle séquence africaine : « L’histoire retiendra moins ce que nous aurons déclaré que ce que nous aurons financé. »

À Brazzaville, quelque chose a bougé. Reste à savoir si ce mouvement survivra au retour des délégations dans leurs capitales respectives.

L'URL courte de cet article est : https://www.leconfidentiel.ga/uulz
Partage30Tweet19EnvoyerPartage

Articles Recommandés pour vous

Gabon 2025 : l’année où tout a failli basculer

par Arnaud Mbeng Edou
27 mai 2026
0

Pendant des décennies, le Gabon a bâti sa prospérité sur trois piliers : le pétrole, le bois et les mines. En 2025, ces trois secteurs ont simultanément décroché....

FGIS : Charles Mba nommé président du Conseil d’administration

par ANDREA MOUKOUAMA
27 mai 2026
0

Ancien ministre des Comptes publics, Charles Mba prend la tête de l’organe de supervision d’une institution dont les actifs sont estimés à près de 1,9 milliard de dollars,...

À Paris, le Gabon joue son entrée au capital d’Eramet

par Loïc Edzang
27 mai 2026
0

À première vue, il ne s’agit que d’une opération financière classique destinée à renforcer les capacités d’investissement d’Eramet dans un contexte mondial marqué par les tensions sur les...

Crédits carbone : “Le Gabon a tout fait bien. Il n’a jamais été payé”, affirme Lee White

par Arnaud Mbeng Edou
26 mai 2026
0

Il aurait pu choisir le silence. Partir discrètement, comme tant d'autres figures politiques emportées par un coup d'État. Lee White, ancien ministre gabonais des Eaux, des Forêts, de...

« Un procès factice et totalement politique » : Me Zimeray monte au front pour défendre Sylvia et Noureddin

par Arnaud Mbeng Edou
26 mai 2026
0

Alors que les informations relatives à de possibles notices rouges d’Interpol visant Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin circulent avec insistance depuis plusieurs jours, Le...

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

UNE QUESTION ? CONTACTEZ NOUS

Toute l’équipe de Le Confidentiel reste à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire.

Par email : contact@leconfidentiel.net

Inscrivez-vous à notre Newsletter

  • Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières, crédit/Le Confidentiel

    Les appels de fonds suspects de Vincent de Paul Massassa dans un compte offshore aux entreprises pétrolières et gazières

    1080 partages
    Partage 432 Tweet 270
  • Gabon : quand Brice Clotaire Oligui Nguema assume sa polygamie au sommet de l’Etat

    732 partages
    Partage 293 Tweet 183
  • Grande Loge du Gabon : Jacques-Denis Tsanga succède à Ali Bongo Ondimba

    715 partages
    Partage 286 Tweet 179
  • Le Directeur général de la Sotrader Ahmed Bongo Ondimba viré

    671 partages
    Partage 268 Tweet 168
  • Le factice testament de Mohamed Nour Ed-Din Edouard Valentin BONGO

    596 partages
    Partage 238 Tweet 149
Le Confidentiel du Gabon

Ni juges, ni partis, nis soumis : nous sommes Le Confidentiel

Dernière Info
Formation : 60 conducteurs de grues offshores mieux outillés
Olam Palm Gabon développe le réseau des pharmacies agréées CNAMGS
Reconnaissance du système TRACER par l’Union Européenne
GSEZ : La sécurité aérienne à tout prix
RSE : GSEZ échange avec ses parties prenantes
  Flash Infos
Affaire Bilie-By-Nze : l’article 96 du Code de procédure pénale peut-il faire vaciller toute l’instruction ? 23 mai 2026
Projet de Loi de Finances Rectificative 2026 : le Gabon entre dans l’ère de l’austérité négociée avec le FMI 23 mai 2026
Affaire Bilie-By-Nze : Me Gisèle Eyue Bekale annonce une saisine de la Cour de cassation 15 mai 2026
État de la Nation : Oligui Nguema bientôt devant le Parlement ? 4 mai 2026
Détention d’Alain-Claude Bilie-By-Nze : Me Sarah Ognyane dénonce une procédure « disproportionnée » 17 avril 2026
Next
Prev

Telephone: 066275628
Telephone: 074841694
Email: contact@leconfidentiel.ga

Pour ou contre un procès du président déchu Ali Bongo Ondimba déposé par les forces de défense et de sécurité le 30 août 2023 ?

  • Qui Sommes-Nous ?
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 
  • Contactez-Nous
  • La rédaction

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Aucun Résultat
Voir Tous les Résultats
  • Actualités
  • Economie
  • Gouvernance
  • Diplomatie
  • Environnement
  • Publi-reportage
  • Opinion
  • Société Culture et Sport
  • Matières Premières
  • Nominations
  • Qui Sommes-Nous ?
  • Contactez-Nous
  • Devenez une source
  • Pourquoi s’abonner ? 

© 2026 Le Confidentiel - Powered By Webmaster Freelance

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
×