À l’origine du litige figure une dette de 9 749,13 euros, réclamée depuis novembre 2024 par le propriétaire des lieux, la société Homya. Filiale du groupe français Gecina spécialisée dans l’immobilier résidentiel, celle-ci loue ce logement à la représentation gabonaise depuis 2013. L’appartement sert de résidence au représentant du Gabon auprès de l’Unesco et de l’Organisation internationale de la francophonie, pour un loyer mensuel fixé à l’origine à 9 735 euros.
La procédure s’est étendue sur près de deux ans. En novembre 2024, Homya fait délivrer un premier commandement de payer, qui reste sans effet. Fin janvier 2025, le bailleur notifie, par l’intermédiaire d’un commissaire de justice, son intention de ne pas reconduire la caution au-delà du 31 mai 2025. À cette date, l’appartement était encore occupé par Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema.
Les locaux n’ayant pas été rendus, le propriétaire fini par assigner la représentation gabonaise devant le tribunal judiciaire de Paris, le 30 décembre. Absent et non représenté à l’audience du 7 juillet 2026, le diplomate a été condamné à régler les sommes dues et à libérer l’appartement.
En l’absence de règlement de la dette, la procédure d’expulsion pourrait désormais suivre son cours dans les prochaines semaines.







