Les 1er et 2 août, la Centrale d’Achat du Gabon (CEAG) a posé ses étals au stade Monédan de Sibang, dans le PK9. Quatrième édition de son Méga Marché, après Akanda, Port-Gentil, Minvoul, Nzeng-Ayong et Owendo. Le principe ne varie pas. Rapprocher les produits de première nécessité des quartiers, et les vendre à des prix que les circuits ordinaires ne pratiquent pas.
Le choix des PK dit tout. C’est là, dans cette ceinture périurbaine dense, que le pouvoir d’achat s’effrite le plus vite. La CEAG y vient chercher les ménages que la vie chère frappe en premier.
Douze partenaires ont accompagné l’édition, avec un accent mis sur la production nationale. Des entrepreneures gabonaises y ont écoulé poulet fumé, queue fumée et autres produits transformés localement. Une façon, pour la Centrale, d’ouvrir un débouché à des transformateurs que les grandes surfaces ignorent le plus souvent.
Une opération qui assume sa charge politique
La CEAG ne s’en cache pas. Elle inscrit son marché ambulant dans la « vision » du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait de l’amélioration des conditions de vie une priorité de mandat. La structure est une société d’économie mixte, détenue à 37 % par l’État et à 63 % par des privés. Elle relève du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère. Le seul intitulé du portefeuille rappelle l’enjeu politique du pouvoir d’achat depuis la transition.
« Cette quatrième édition illustre la volonté de la CEAG de rapprocher davantage les produits essentiels des populations, tout en offrant une meilleure visibilité aux producteurs et aux opérateurs économiques locaux », résume Théophile Boutamba, directeur général.







