Allocution du ministre des Sports et du Rayonnement culturel, rituel d’ouverture confié aux ressortissants du peuple autochtone de la FENAPAG, allégeance au drapeau, prestations des enfants de troupe du Prytanée militaire et de la chorale des forces de défense : la matinée a déroulé son cérémonial.
Sur le fond, la présidence assume la répétition. L’appel à « bâtir un Gabon prospère, souverain et solidaire », le chef de l’État l’avait déjà lancé le 31 décembre, puis le 15 juin dans son discours sur l’état de la Nation. Il le redit, invitant « chaque citoyenne et chaque citoyen à prendre pleinement sa part à cet effort collectif ».
Le drapeau, rappelle le communiqué, demeure le « symbole de notre unité, de notre souveraineté, de notre histoire et de notre destin commun ». La commémoration n’a rien d’improvisé : elle découle d’un décret de décembre 2009, lui-même adossé à la loi du 9 août 1960 qui modifiait l’emblème national. D’où la date.
Deux nouveautés, cette année. La fête s’est tenue simultanément dans les quinze arrondissements du Grand Libreville, place de l’Indépendance en tête, et dans chaque chef-lieu de province. Surtout, ce sont les chefs de quartiers et de regroupements qui ont prêté allégeance au drapeau, façon pour le pouvoir de mettre en avant ces relais de terrain au nom du « renforcement de la gouvernance locale ».
Le tout nourrit le récit du « Bâtisseur » que revendique la présidence : à travers cette édition, Oligui Nguema « réaffirme sa vision », celle d’« un Gabon digne d’envie ».
En marge de la cérémonie, Oligui Nguema a réuni la notabilité : chefs traditionnels, chefs de quartiers et de villages du Grand Libreville et de ses environs. Autour d’échanges que la présidence qualifie de « conviviaux », portant sur l’actualité nationale et continentale, il les a invités à « apporter leur pierre à l’édification du Gabon nouveau » et à porter sa vision dans leurs circonscriptions, afin de « fédérer le plus grand nombre ». Ses hôtes, eux, ont dit leur adhésion à cette vision d’un développement inclusif.







