C’est par hélicoptère que le patron de la filiale gabonaise du groupe burkinabè a rejoint, en milieu de semaine, le chantier de la route Lébamba-Mbigou, long de 84 kilomètres. Ismaël Bonkoungou y a été accueilli par le directeur des travaux et les responsables techniques, avant de parcourir plusieurs zones d’intervention. Objectif de la visite : constater sur place la progression des opérations et rappeler aux équipes la sécurité comme l’exigence de rapidité.
Sur ce premier tronçon, l’entreprise a engagé les travaux de terrassement, d’assainissement, de nettoyage et de préparation des emprises. Au point kilométrique 5+284, les opérations préparatoires d’un radier se poursuivent. Entre les PK 8+400 et 8+800, les équipes s’attellent à la couche de forme, tandis que le tablier d’un dalot est en préparation au PK 14+628. Plus loin, la carrière ouverte au PK 19+200 assure l’approvisionnement continu du chantier en matériaux. Bases-vie de Lébamba et de Mbigou, ateliers de préfabrication et centrale d’enrobé complètent progressivement le dispositif.
Ce chantier constitue le premier maillon d’un ensemble plus vaste. Lancé le 21 mars 2025 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’axe Lébamba-Mbigou ouvre un corridor d’environ 208 kilomètres appelé à relier, via Makongonio, Malinga et Molo, le sud de la Ngounié à la frontière congolaise. Le marché, confié à Ebomaf, prévoit une route en béton bitumineux à deux fois une voie, pour un délai d’exécution fixé à 72 mois. Un pont de 80 mètres sur la rivière Biroundou, en zone humide, figure parmi les ouvrages majeurs du tracé.
La tournée du directeur général s’est ensuite poursuivie sur l’axe Yombi-Mandji, segment d’un programme de 244 kilomètres devant relier à terme Yombi, Mandji, le carrefour Rabi et Omboué. Sur ce front, les travaux de nettoyage et de terrassement général progressent, accompagnés de l’installation d’unités de concassage, de centrales à béton et de bases-vie. Un déploiement industriel qui traduit la volonté de l’entreprise d’accélérer la cadence sur les deux chantiers de la province.
Au contact des équipes, Ismaël Bonkoungou a rappelé les priorités devant guider l’action quotidienne : le respect strict des règles de sécurité et l’accélération de l’exécution. Pour la direction, la réussite d’un chantier tient autant à la capacité technique qu’à l’organisation et à la discipline collective.
Dans la Ngounié, les engins sont à l’œuvre. Sur un corridor appelé à désenclaver le sud du pays et à l’ouvrir vers le Congo, l’avancée des travaux reste attendue par des populations longtemps tenues à l’écart des grands axes.







