S’adressant directement à son cadet, qu’il appelle « mon cher petit frère », Michel Ongoundou Loundah explique avoir longtemps défendu des principes généraux avant de franchir un cap. Il dit aujourd’hui ne plus vouloir « se réfugier derrière cette confortable neutralité » et avoir choisi d’assumer pleinement son camp.
L’auteur revient sur le parcours politique de son frère, rappelant son refus de collaborer avec les nouvelles autorités après le coup de force du 30 août 2023. Il cite la position défendue alors par Bilie-By-Nze : « Si nous avons si mal gouverné, pourquoi devrais-je participer à votre gestion ? »
Pour Michel Ongoundou Loundah, c’est précisément cette posture de contradicteur qui a fait de son frère une cible. Il estime que malgré les tentatives de le discréditer, l’ancien chef du gouvernement reste « droit dans ses bottes, la tête haute ». Il va plus loin, retournant la situation contre ceux qui l’ont fait incarcérer : « qui est devenu le prisonnier de qui ? »
L’épistolier salue également la mobilisation des militants d’Ensemble Pour le Gabon ainsi que le travail des avocats de la défense, qu’il décrit comme menant ce combat avec « compétence, ténacité, dignité ».
Il conclut sa lettre sur une note d’espoir et de fermeté, rappelant à son frère que les épreuves ne sauraient l’affaiblir : « les barreaux peuvent retenir un corps, ils n’emprisonnent jamais une conscience ». Une formule qui résume, à elle seule, l’esprit de ce témoignage fraternel rendu public alors que le dossier judiciaire de l’ancien Premier ministre continue de susciter des interrogations.







