Makokou n’a pas seulement célébré le 30 août. La capitale de l’Ogooué-Ivindo a surtout exhibé ses nouveaux équipements. À l’occasion de la Fête de la Libération, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a enchaîné les inaugurations, donnant à cette troisième édition une tonalité résolument tournée vers les réalisations.
Parmi les principales infrastructures inaugurées figurent le nouveau bâtiment administratif de Makokou, une agence de la BCEG, le marché municipal et l’hôtel Ivindo Palace. Dans le secteur de l’éducation, le lycée Maïga vient renforcer l’offre scolaire de la capitale provinciale.
Le mouvement dépasse Makokou. À Booué, un nouveau commissariat a été inauguré, tandis qu’à Ovan, la nouvelle mairie a été mise en service. À Mékambo, le chef de l’État a inauguré une mairie, une salle polyvalente et un marché municipal.
L’eau, le logement et Bélinga en ligne de mire
Le programme ne s’arrête pas aux bâtiments livrés. Le chef de l’État a également annoncé la réhabilitation du château d’eau de Makokou et la construction d’une nouvelle station de production d’eau potable d’une capacité de 100 m³ par heure.
Dans le domaine éducatif et social, le développement du secteur de Mayiga s’accompagne de logements destinés notamment aux enseignants et aux cadres. Le projet du Lycée de l’Excellence doit également renforcer les capacités scolaires de la ville.
Mais derrière cette avalanche de chantiers se profile surtout Bélinga. Oligui Nguema a posé la première pierre du bâtiment administratif d’Ivindo Iron, opérateur du projet de fer. Un geste qui inscrit Makokou dans la perspective d’une transformation économique beaucoup plus importante.
Le béton comme récit de la Libération
À trois ans du 30 août 2023, le pouvoir cherche ainsi à faire évoluer le récit du coup de la Libération. À la rupture politique doit désormais répondre un bilan visible dans les territoires.
Makokou en fournit l’image la plus spectaculaire : écoles, marchés, administrations, logements, services financiers, équipements hôteliers et infrastructures hydrauliques composent les contours d’une ville que le pouvoir veut présenter comme l’un des laboratoires du Gabon nouveau.
Mais l’enjeu sera désormais de faire vivre ces réalisations. Car après les cérémonies et les rubans coupés, commence le véritable travail : entretenir les infrastructures, assurer les services et transformer les investissements en développement durable.
À Makokou, les travaux d’Hercule ont commencé par le béton. Il reste à voir s’ils produiront la transformation promise.







